Bayern Munich – PSG 2-0, 18/10/00, Ligue des Champions 00-01

0001_Bayern_PSG_Anelka2Mercredi 18.10.2000, Ligue des Champions, Première phase, Groupe F, 4e journée (3e place) à Munich, au Stade Olympique :
F.C. BAYERN MUNICH (All.) – PARIS ST-GERMAIN F.C.  2:0 (1:0)
– 33 000 spectateurs environ. Buts : Salihamidžić, 4′ ; Paulo Sérgio, 89′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Jimmy Algérino, Éric Rabésandratana, Sylvain Distin, Bernard Mendy (Augustine Okocha, 7′) – Stéphane Dalmat, Frédéric Déhu, Peter Luccin (Édouard Cissé, 84′), Laurent Robert – Nicolas Anelka, Christian Corrêa. Entraîneur : Philippe Bergeroo.
Avertissements à Bernard Mendy et Éric Rabésandratana.


Maillot utilisé (avec « Corsa », le Bayern ayant le même sponsor) :

Maillot extérieur 2000-01 (version du commerce, collection maillotspsg)
Maillot extérieur 2000-01 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Laurent Robert en fâcheuse posture… (Ch. Gavelle)
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Stéphane Dalmat
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Christian déséquilibré… (Ch. Gavelle)
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Nicolas Anelka devancé par le défenseur allemand
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Le même Anelka déborde (Ch. Gavelle)
Jimmy Algerino
Jimmy Algerino

Compte-rendu (J. Carlin, psg.fr) :

D’une extrême à l’autre

Cueillis à froid après avoir encaissé un but dès la troisième minute de jeu, la machine parisienne a toutefois bien réagi en première période en se créant les occasions les plus dangereuses, sans pour autant les concrétiser. Du coup Munich a changé d’âme en seconde période, et a repoussé Paris dans ses derniers retranchements, pour finalement inscrire un but en toute fin de match. Vraiment dommage.

Comme un coup de froid. Un coup sur la tête. Trois petites minutes de jeu, et déjà les deux immenses tableaux d’affichage affichent le « TOR » de circonstance. « Tor » qui signifie « but », et rien d’autre. Il ne s’agit pas d’un personnage de bande-dessinée, mais bien d’une action qui cueille à froid les Parisiens. Un ballon qui traîne dans les seize mètres de Létizi. Paris ne parvient pas à se dégager, Scholl tire une première fois, le gardien parisien repousse dans les pieds de Salihamidzic, qui conclut face à un but vide.

Voilà la meilleure des façons pour se mettre la pression. Maintenant Paris va être obligé de courir après le score. On aurait rêvé meilleur scénario. Mais les hommes de Bergeroo n’affichent pas pour autant de marques de fébrilité. Au contraire, ils repartent de l’avant, persuadés comme il se doit, que le bonheur est au bout de la ligne droite qui conduit vers le kop munichois.

Les artificiers parisiens adressent leurs premiers tirs de la soirée à un Kahn bien en place. Pour preuve, les anticipations sur le centre de Anelka devant Christian (14e) puis sur cette frappe cadrée de Robert qui prenait la direction de la lucarne (16e). On sent toutefois quelques incertitudes autour du grand Kahn. Sa défense affiche très rapidement quelques laxismes qui ne sont pas loin de tourner au plus mal, et Linke créé la première grosse frayeur de la soirée (22e).

Paris est dans une bonne spirale, et c’est logiquement son meilleur buteur qui offre à Paris sa première grosse occasion de la soirée. Robert adresse un véritable missile de vingt-cinq mètres que Kahn dégage en corner (23e). Paris est dans le bon tempo et a semble-t-il décidé de réagir au plus vite après ce but. Robert continue à agacer la défense friable du Bayern. Son pressing est utile puisqu’il permet à Déhu de récupérer un bon ballon qui file de suite vers Anelka, mais Kahn est vigilant (26e). La maîtrise du ballon est parisienne, mais aussitôt que le Bayern repart en attaque, le danger vient de partout. Scholl (20e) puis Tarnat (37e) sont les deux seuls à se crééer de vraies occasions de but, mais les deux fois Jancker est en retard ou oublié. On se dirige vers le repos, lorsque Laurent Robert tente un corner direct. Surpris, Kahn boxe en corner (42e). Il s’en fallait de peu que cela ne réussisse.

Une statue pour Létizi

La deuxième période ne débute pas avec le même état d’esprit. Mendy et le Salihamidzic s’encanaillent. Monsieur Melo sort deux avertissements, histoire de refroidir l’atmosphère (50e). Si l’on excepte un tir de Luccin (57e), et deux hors-jeu sifflés à l’encontre de Anelka et Christian, Paris n’a pas beaucoup l’occasion d’aller inquiéter Kahn. Ou plutôt, quand il semble être battu c’est son poteau qui le sauve comme sur ce corner prolongé par Christian (57e). Reste que le Bayern a repris le dessus, et multiplie les assauts vers la cage de Létizi. Et le portier de Paris a du boulot à revendre. Tout d’abord, c’est Tarnat qui lui adresse une frappe lourde sur coup-franc (59e), puis Salihamidzic qui enveloppe trop son tir (64e) avant que Scholl, complètement excentré à droite ne tente de surprendre le portier des Rouge et Bleu sur un joli coup-franc (72e).

Le Bayern pousse, et oblige Létizi a signer de nouveaux exploits. Le gardien du PSG est encore une fois héroïque, et sans quelques parades décisives, la sanction aurait pu être plus lourde. Pour éviter que les relations ne s’enveniment entre Mendy et Salihamidzic, Philippe Bergeroo sort son défenseur latéral et fait entrer Okocha. Du coup, Distin glisse sur le côté gauche, et la charnière centrale est recomposée de Déhu et Rabesandratana. Tous ces changements organisationnels n’empêchent pas les Allemands de continuer leur pressing haut. Par trois fois (72e, 75e et 82e), Scholl oblige Létizi à de véritables exploits. Mais ce sont surtout les deux dernières actions qui obligent à des arrêts hors du commun.

Une première frappe à bout portant, et Létizi s’allonge parfaitement. C’est une balle de 2-0 que vient de sauver l’ancien messin. Juste derrière un coup-franc à l’entrée de la surface, et le même Létizi va chercher le ballon dans sa lucarne gauche. Brillant. Malheureusement, Le gardien ne fait que repousser l’échéance, car un une-deux Elber-Paulo Sergio aura raison de son courage. A bout portant, Paulo Sergio trompe Létizi et termine cette rencontre comme elle avait commencé : par un but.


Le stade :

Le stade Olympique
Le stade Olympique

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