Monaco – PSG 2-1, 29/01/95, Division 1 94-95

9495_Monaco_PSG_ValdoDimanche 29.01.1995, Championnat de France, Division 1, 24e journée (3e place) à Monaco, au Stade Louis II :
A.S. MONACO F.C. – PARIS ST-GERMAIN F.C.  2:1 (1:1)
– 10 000 spectateurs environ. Buts : David Ginola, 32′, S.Anderson, 41′ ; Madar, 83′.
L’Équipe du PSG : Bernard Lama – Francis Llacer, Antoine Kombouaré, Ricardo Gomes, Oumar Dieng – Daniel Bravo, Paul Le Guen, Vincent Guérin, Valdo Filho – Raí Oliveira (José Cobos, 62′), David Ginola (George Weah, 78′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Daniel Bravo, Ricardo Gomes et Valdo Filho.
Expulsion : Daniel Bravo, 55′.


Maillot utilisé :

Maillot domicile 1994-95 (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 1994-95 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

9495_Monaco_PSG_Ginola
David Ginola contrôle
9495_Monaco_PSG_Rai
Raï
9495_Monaco_PSG_Valdo
Valdo taclé
9495_Monaco_PSG_Weah
George Weah
9495_Monaco_PSG_expulsionBravo
Expulsion de Daniel Bravo, coupable d’un tacle par derrière
9495_Monaco_PSG_parcage
Le parcage parisien

Compte-rendu (X. Cotentin, Paris GO) :

« Pas de commentaire ». Tel pourrait être le résumé de cette rencontre de la 24ème journée de Championnat. En effet, à l’issue des 90 minutes, le PSG ne répondait plus. Muet. Visiblement, la défaite au stade Louis II a fait très mal au staff parisien et est synonyme (pour eux) de la perte du titre 1995.

Ne soyons pas cruels, reconnaissons que les joueurs parisiens avaient su démarrer la rencontre de manière acceptable, même si les premières alertes furent l’oeuvre des coéquipiers de Sonny ANDERSON et ce, peu après le quart d’heure de jeu. En effet, en l’espace de 120 secondes, la défense commandée par RICARDO, capitaine en l’absence de ROCHE, allait jouer avec le feu par deux fois. Tout d’abord, à la 16ème où le défenseur brésilien flirta avec l’expulsion après avoir proprement ceinturé Dan PETERSEN filant droit aux buts. Carton jaune qui valait bien un rouge… Patience, patience; et enfin, une minute plus tard, où c’était au tour de Bernard LAMA oie s’accrocher avec Mickaël MADAR en pleine surface de réparation, ce qui provoquait la bronca des quelques 10 000 spectateurs. L’arbitre, Mr ANTON, ne bronchait pas à juste titre. Malgré ces deux actions assez dangereuses, le onze parisien ne s’affolait guère et allait ouvrir le premier le score. A l’origine, un débordement côté droit de VALDO ponctué par un centre à destination de David GINOLA, l’attaquant originaire de Grassin parvenant à contrôler le ballon puis à le catapulter dans le coin gauche des buts de Fabien PIVETEAU. La tribune réservée à la centaine de supporters du PSG saluait comme il se doit le sixième but du numéro 11. La soirée commençait bien, non ?

Elle aurait pu être encore plus remarquable si, cinq minutes après, RAI avait su cadrer sa reprise de la tête suite à un nouveau centre de son compère sud-américain, le cuir passant de peu à côté de la lucarne gauche.

Aurait pu, car trois minutes avant la mi-temps, ce qui devait arriver, arriva, et Sonny ANDERSON, pourtant bien encadré par quatre (!) défenseurs, parvint à remettre les deux équipes à égalité grâce à un coup de tête victorieux. Une parité de score qui aurait pu être largement évitée avec un minimum d’attention, mais l’erreur étant humaine et celle des joueurs du PSG la « cultivant » depuis la mi-janvier, personne n’est vraiment surpris à la mi-temps…

A la 55ème minute, la surprise laisse place à l’agacement. En effet, suite à un tacle par derrière sur le buteur monégasque, BRAVO est invité à regagner les vestiaires, ce qui fait de lui le huitième expulsé de l’équipe de la Capitale depuis le début de la saison. Il n’en fallait pas plus pour que les protégés d’ETTORI prennent le match en main, même si ceux-ci durent patienter jusqu’à la 83ème minute pour prendre l’avantage grâce à un MADAR se rachetant de la bévue une poignée de secondes plus tôt. A la 79ème, Louis II le sifflait copieusement, quatre minutes après, il l’ovationnait ! Faudrait savoir… Toujours est-il que le PSG se dirigeait vers sa seconde défaite .de suite en championnat lorsque WEAH, rentré à la place d’un excellent GINOLA, se voyait déstabiliser dans la surface de réparation par DUMAS. Il restait alors à peine cinq minutes à jouer et Mr ANTON offrait aux « Rouges et Bleus » le moyen de remettre les pendules à l’heure. Le capitaine brésilien se chargea donc de la sentence mais PIVETEAU n’eut aucun mal à détourner une frappe bien trop molle, enlevant par la même les derniers espoirs de ramener le point du nul et ainsi d’espérer toujours.

Bon, on ne va pas épiloguer 107 ans sur cet amer déplacement. Non. Lors de PSG/FCNA, les supporters avaient réalisé une banderole « après la pluie, le beau temps ». Espérons simplement que l’éclaircie est pour bientôt et qu’elle sera durable.

Les Notes :

LAMA : 12/20. Le portier parisien eut l’occasion de montrer son talent et eut un arrêt déterminant devant MADAR. Parade habituelle. Seulement, que demande-t-on à un gardien sinon de conserver ses cages vierges ?

KOMBOUARE : 11/20. Stoppeur, il a tenu son rôle parfaitement. Combatif, il ne put malheureusement éviter la déroute parisienne.

DIENG : 9/20. Ce ne fut pas un grand match pour lui. Manque de concentration, il a été souvent mis en difficulté sur son couloir.

RICARDO : 9/20. Collectionneur (inhabituel) de bévues. Pénalty manqué, faute impardonnable sur PETERSEN et malchanceux sur le second but !

BRAVO: 7/20 Trop, c’est trop. Encore un carton rouge après deux jaunes. Comment gagner lorsque l’on termine à dix ? Il faudrait se calmer

LlACER : 10/20. A apporté à l’équipe de la rigueur. Francis a bien protégé son flan droit face à DI MECO mais n’a pas su jouer la relance correctement.

VALDO : 11/20. Du bon et du moins bon. Résumé d’un match inégal. Son centre à GINOLA fut pourtant un chef-d’oeuvre.

GUER1N : 13/20. Après l’expulsion, il monta au milieude terrain. Comme toujours, beaucoup de travail et de persévérance. Un des hommes de la soirée.

LE GUEN : 12/20. Il a distribué de bons ballons tout au long du match mais en a aussi per-du énormément. Inégal comme la plupart ides joueurs franciliens ce soir-là.

RAI : 10/20, Il n’a pas su concrétiser deux occasions franches. Il fut remplacé par COBOS à la 62ème minute qui stabilisa la défense parisienne.

GINOLA :  14/20. L’homme du match côté parisien. Durant 78 minutes (avant d’être remplacé par WEAH), il fut le seul conquérant du groupe FERNANDEZ. Brillant technicien, récupérateur, pressing défensif, il est le buteur francilien de la soirée. Ce match marque son retour en forme et un brio exceptionnel résumé en quelques gestes superbes.

La critique est facile, l’art est difficile. Certes. Cependant, au vu de cette rencontre en terre monégasque, comment ne pas condamner ce sixième et second revers d’affilée ? Comment ne pas être énervé de voir les champions de France se faire rejoindre, puis dépasser, par une équipe dont le potentiel n’a rien d’exceptionnel; de constater que la défaite nantaise n’est toujours pas digérée; et surtout de se rendre compte que mis à part quelques individualités, la formation parisienne n’a plus la gagne, la baraka ? Force est de constater que les dirigeants du PSG vont devoir sérieusement réviser leurs objectifs à la baisse, ce qui n’était pas prévu à l’origine. Mais bon sang, où est-elle cette équipe si performante et si ambitieuse ? Partie dans les valises d’Artur JORGE ? Chaque supporter est en droit de se poser la réponse… Toujours est-il qu’il ne fallait pas perdre sur le terrain de la Principauté et vous avez certainement compris que tel ne fut pas le cas Et lorsque l’on sait de quelle manière les hommes de Luis FERNANDEZ se sont inclinés face au onze monégasque, le revers n’en est que plus désolant…

La centaine de supporters parisiens (RANGERS, BOULOGNE BOYS, LUTECE FALCO, TIGRIS MYSTIC, GAVROCHES et DRAGON’S) était partie à la conquête de la Principauté dans l’espoir de voir son équipe gagner. Montrant leur présence à maintes reprises lors de la première mi-temps dans un stade Louis Il toujours aussi frigide, ils durent avaler la difficile couleuvre de la défaite. Après l’égalisation monégasque, ils poussèrent leurs joueurs par des chants, après le second but adverse, l’amertume et sûrement la colère prirent le dessus. Déplacement en tout cas réussi, la distance ne faisant pas peur à ces fidèles fans des « Rouges et Bleus ».

Réaction:

David GINOLA : « Ce soir, la défaite nous était interdite. A partir de là, beaucoup de choses sont remises en cause et la route du titre est compromise. Encore une fois, on prend des buts bêtes. Encore une fois, on se retrouve à dix. C’est une défaite collective. Il faut songer à faire notre autocritique d’autant que Monaco était à notre portée ».


Le stade :

Le nouveau Stade Louis II
Le nouveau Stade Louis II

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