PSG – Bastia 4-2, 01/04/00, Coupe de la Ligue 99-00

Samedi 01.04.2000, Coupe de la Ligue, 1/2 finale à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – S.C. BASTIA  4:2 (1:1)
– 38 134 spectateurs. Buts : P.-Y.André, 13′, Éric Rabésandratana, 37′ ; Laurent Leroy, 64′, Christian Corrêa, 75′, D.Petersen, 92′, Mickaёl Madar, 93′.
L’Équipe du PSG : Dominique Casagrande – Aliou Cissé, Talal El-Karkouri, Éric Rabésandratana, Igor Yanovski – Édouard Cissé, Pierre Ducrocq, Augustine Okocha, Laurent Robert – Laurent Leroy (Mickaёl Madar, 79′), Christian Corrêa (Edwin Murati, 76′). Entraîneur : Philippe Bergeroo.


Maillot utilisé :

Maillot domicile version Coupe de la Ligue 1999-2000
Maillot domicile version Coupe de la Ligue 1999-2000

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection MK)
(collection MK)

Photos du match :

9900_PSG_Bastia_CdL_Madar
Tentative d’Eric Rabésandratana
9900_PSG_Bastia_CdL_ElKarkouri
Tête de Talal El-Karkouri
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Lachuer devance un parisien
Aliou Cissé échappe au tacle d'André sous les yeux de Pierre Ducrocq
Aliou Cissé échappe au tacle d’André sous les yeux de Pierre Ducrocq
Tacle de Talal El-Karkouri sur Lachuer

Vidéo :


Compte-rendu (psg.fr) :

Maudite, l’équipe de Frédéric Antonetti, dès qu’elle quitte son île de beauté ? Certes oui en Championnat, puisqu’en étant la seule formation avec Monaco à demeurer invincible dans son antre, elle est aussi la seule à n’avoir pas réussi à grappiller le moindre succès à l’extérieur ! En Coupe de la Ligue, le refrain a certes changé à Lyon, battu 1-0 par les Corses en quart de finale. Mais de là à gonfler à bloc leur moral pour leur venue à Paris…

Car il leur faudra y vaincre un autre signe indien : jamais, sous l’ère Antonetti, Bastia n’a ramené le moindre point d’un déplacement dans la capitale, toutes compétitions confondues. Depuis jeudi et une mise au vert dans la région parisienne, tout cela a du turbiner sous le crâne dégarni de l’entraîneur, de la finale de cette même Coupe de la Ligue perdue (2-0) au Parc en 95, jusqu’au match de Championnat du 19 novembre dernier, perdu sur le même score sur des réalisations en rafale de Cesar (52e) et Laurent Leroy (54e)
En plus, le PSG aime les Coupes, pour preuve dans son histoire ses huit succès sur dix demi-finales jouées ! Il fallait bien alors une tribune visiteuse pleine de Bastiais  » bouillants de chez bouillants  » pour bousculer tout cela, dans le but d’ouvrir au Sporting les portes de la finale au Stade de France et l’Europe en cas de victoire logique face à Gueugnon ou au Red Star…

Emmenés par leur capitaine Laurent Casanova, seul rescapé de la finale 95 avec son entraîneur, les Corses entamèrent tambour battant les débats, avec finalement les titularisations d’André et de Mendy, longtemps incertains, alors que Philippe Bergeroo avait aligné lui la  » classique  » compte tenu de l’absence prolongée d’Ali Benarbia, si ce n’est Edouard Cissé préféré à Murati en milieu droit.

Quant au 12e homme si précieux au Parc, il répondait cette fois présent de la voix après son mutisme en signe de mécontentement signifié face au Havre, avec en prime le clin d’œil toujours unifié sur banderoles côté Auteuil et Boulogne :  » Avec ou sans nous, appréciez la différence ! « . Ce qui n’impressionna d’ailleurs pas un… ex-Parisien, Yann Lachuer, le premier à partir à l’assaut des buts gardés pas Casagrande, Coupe de la Ligue oblige.

Un coup à vexer le PSG, qui ne tarda pas à répliquer par Robert côté gauche, y allant d’un centre-tir que faillit reprendre Edouard Cissé (5e). Deux minutes plus tard, Igor Yanovski, de ses grandes  » tentacules « , interceptait un ballon au milieu du terrain avant de partir sur un relais d’Okocha et de lancer Christian… sans réussite (7e). C’était plutôt bien parti pour Paris, avant qu’un coup de blizzard ne vienne glacer l’atmosphère : Pierre Yves André, sur un coup-franc détourné par le mur Rouge et Bleu, trompait Casagrande (13e). Le PSG n’était plus serein, à l’image de ses nombreuses fautes sanctionnées implacablement par Gilles Veissière.

Faute encore, mais cette fois d’un Bastiais sur Christian à la limite de la surface. Une bonne opportunité pour Okocha ou… Robert, dont le missile à ras terre n’échoua que sur Durand (23e). Le signe de la rébellion, entre les gestes techniques hors norme d’Okocha et les accélérations d’un Robert très actif, comme sur un déboulé à la 36e suivi d’un centre pour Christian, dont la reprise obligea Durand à se coucher.
Trois minutes plus tard, le portier bastiais dut pourtant s’incliner, sur un centre d’Okocha prolongé par Christian de la tête et, au milieu du cafouillage, expédié dans les cages par Rabesandratana. 1-1, Paris respirait déjà mieux, et faillit même doubler la mise quand Yanovski, de plus en plus en confiance au fil des matches, offrit sur un centre en retrait un super ballon à Robert dans la surface. Un ballon contré, suivi d’un assaut en règle des buts de Durand mais sans concrétisation. Le temps était venu de rejoindre les vestiaires, en attendant avec impatience une seconde période qui s’annonçait sans nul doute passionnante…

LE PARC S’ENFLAMME

Le temps que le clip cher au PSG et à SOS racisme soit lancé (et applaudi comme avant le coup d’envoi par le public, Parisiens et Bastiais confondus) sur les écrans géants du Parc, que M. Veissière rouvrait les débats. Tout restait donc à faire dans les deux camps, qui se neutralisèrent durant un petit quart d’heure avant que Christian ne commence à attiser la braise, d’une frappe intérieur pied droit… légèrement au dessus des buts de Durand.

Le feu allait reprendre à Paris, avec une étincelle venue d’El Karkouri qui, après s’être offert un petit pont, adressa une énorme transversale à Laurent Leroy lancé côté droit. Dans son style accrocheur caractéristique, ce dernier s’arrachait pour piquer au centre et profiter d’une action un peu confuse avec Christian pour mieux se retrouver face au but, qu’il ne manqua pas de marquer (63e).
2-1, la messe n’était pas encore dite, mais ça sentait bon la finale pour le PSG, qui n’allait pas tarder à enfoncer le clou sur un centre aérien et en retrait d’Aliou Cissé, bien seul sur la droite, centre repris de la tête imparablement par Christian. Nul doute que le Brésilien pensa alors au Stade de France, où il n’a encore jamais mis les pieds et qu’il rêve de fouler, même si les siens y laissèrent en 98 leurs illusions face à nos… champions du monde.

Le Parc chavirait de bonheur et Laurent Leroy s’appliqua à lui offrir son baroud d’honneur, en échouant que de quelques centimètres lors d’une ultime tentative, avant d’être remplacé par Madar (78e). Ca roule pour Paris : Okocha décale maintenant Robert dont la frappe pied gauche rebondit sur le montant droit de Durand. Un festival ? Oui mais ne nous emballons pas, ce que fit un peu trop Dominique Casagrande, jusqu’alors irréprochable, qui se troua dans une sortie au sein de sa surface, laissant la porte ouverte à Petersen pour le 3-2 (90e).

Mais les Bastiais eurent beau sprinter pour remettre le ballon dans le rond central, c’est bien le PSG qui eut le dernier mot, avec encore Robert, décidément très remuant, dont le centre millimétré loba Durand, avant d’être… raté de la tête par Murati trop petit (venant de remplacer Christian), mais repris du pied par le grand Madar.

 » On-est-en-finale  » reprit alors le Parc où le Président Perpère, dès le coup de sifflet final, ne manqua pas d’aller saluer Auteuil puis Boulogne. Signe d’un dialogue renoué aujourd’hui avec les supporters, signe d’une immense joie collective, signe que ce PSG là sera dur à battre, le 22 avril, en finale de la compétition au stade de France…

Réactions :

Philippe Bergeroo:  » On a joué toutes les compétitions à fond. Nous sommes en finale, mais rien n’est fait. Ce soir, je rend hommage au groupe, qui a su trouver les ressources nécessaires pour revenir à 1-1. Cette finale est importante pour les joueurs mais maintenant, il faut la gagner. J’ai placé Edouard Cissé dans le couloir droit afin de contrer les montées de Jurietti. Ce groupe mérite de réussir, il est sérieux et travailleur et ce malgré les blessures et les suspensions. Ce soir, on a assisté à un bon match, les deux équipes ont joué le jeu et je rend hommage à Bastia.

Pierre Ducrocq :  » On a une fin de saison décisive. On revient fort et on jouera tous les coups à fond. En 1998, j’avais fait les premiers tours de cette même compétition mais pas la finale.  »

Laurent Leroy :  » On s’est battu jusqu’au bout. Avant le Stade de France il faudra aller à Saint Etienne et recevoir Lens et ce ne sera pas facile. On a bien réagi après le but corse. On ne doute plus après avoir encaissé un but. Personnellement, j’ai inscrit deux buts en deux matches et c’est bon pour la confiance. Je veux absolument accrocher cette coupe à mon palmarès.  »

Frédéric Antonetti :  » On a des regrets, le contexte était difficile à Paris. On fait un bon match, mais il y a une différence entre les deux équipes sur le plan technique. Notre fin de saison reste intéressante, avec cette course à l’Europe. On a pas su garder l’avantage assez longtemps et on prend un deuxième but gag.  »


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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3 réflexions au sujet de « PSG – Bastia 4-2, 01/04/00, Coupe de la Ligue 99-00 »

  1. Salut Loic,

    Si je peux me permettre sur la première des trois photos, il me semble plutôt voir Rabé avec son numéro 15 que Madar qui porte le numéro 24.

    Amicalement
    Merry

    1. Oui, mais c’était plus facile à écrire! 😀

      Merci, sérieusement. Si tu vois d’autres boulettes…

      Pour te remercier, je t’ai trouvé deux photos de Châteauroux – PSG de la même année. Je les scanne, les traite et devrai pouvoir être en mesure de te les envoyer demain…

      A+

  2. C’est marrant, je vadrouillait au hasard et tombe alors sur cet article.

    J’avais même pas 17ans, j’était à ce match en tribune Boulogne… c’était vraiment une autre époque!

    Je me souviens qu’une fois passé le coup de sifflet final, c’était vraiment la grosse ambiance avec des « On est en finale… ».

    Malheureusement, la finale (à laquelle j’avais aussi assisté) s’est mal terminé… au stade de France, qui est vraiment pas terrible pour le football.

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