Nantes – PSG 1-0, 03/02/01, Division 1 00-01

0001_Nantes_PSG_PocchetinoSamedi 03.02.2001, Championnat de France, Division 1, 25e journée (11e place) à Nantes, au Stade de la Beaujoire (Louis-Fonteneau) :
F.C. NANTES-ATLANTIQUE – PARIS ST-GERMAIN F.C.  1:0 (0:0)
– 34 740 spectateurs. But : Monterrubio, 53′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Jimmy Algérino, Frédéric Déhu (Sylvain Distin, 62′), Mauricio Pochettino, Bernard Mendy – Édouard Cissé, Peter Luccin, Ali Benarbia, Didier Domi (Marcos Vampeta, 28′) – Nicolas Anelka, Christian Corrêa (Laurent Robert, 59′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Édouard Cissé et Mauricio Pochettino.


Maillot utilisé :

Maillot domicile 2000-01 (collection http://maillotspsg.wordpress.com)
Maillot domicile 2000-01 (collection MaillotsPSG)

Billet :

0001_Nantes_PSG_billetFCNM
(collection FCN Museum)

Programme :

(collection FCN Museum)
(collection FCN Museum)

Photos du match :

0001_Nantes_PSG_Pocchetino
Mauricio Pochettino

Vidéo :


Compte-rendu (psg.fr) :

Le leader, c’est Nantes

Les Parisiens ont produit un jeu prometteur et bien huilé durant presque toute la première mi-temps, avant de céder à la désorganisation ou à la précipitation, suite aux blessures de Domi et Déhu en particulier. Les Nantais, fidèles à leur image, ont travaillé sans relâche pour trouver finalement une brèche exploitable. La tête haute mais déçus, les hommes de Luis ont quitté la Beaujoire vaincus par plus constants qu’eux.

« Une rencontre capitale », titrait le magazine du FCNA présentant la rencontre, sur une photo pleine page d’Eric « passeur » Carrière. Il est vrai que parmi les nombreux ingrédients épicés de la rencontre, il y avait de la revanche dans l’air, pour les Canaris, après six ans et demi d’insuccès sur leur pelouse face aux Parisiens, et surtout la lourde défaite concédée la saison précédente (0-4). La dernière victoire locale remonte en effet au dernier titre de champion des Nantais. Un symbole.

Il n’est donc pas étonnant de voir Luis aligner un bloc défensif de 7 joueurs (défense à quatre, plus Luccin et deux relayeurs, Cissé et Domi). Comme prévu, Pochettino entame la rencontre. Il est longuement encouragé par ses partenaires, tour à tour Mendy, Letizi, Déhu puis les autres. Col haut, crinière bien rangée, il respire l’envie de bien faire.

Il faut attendre quelques minutes, cela dit, pour que la nervosité disparaisse. Coup sur coup, deux actions dangereuses réveillent la Beaujoire, plein comme un œuf. Anelka hérite d’un bon ballon en profondeur après une récupération de Luccin et un une-deux avec Benarbia. Mais l’avant-centre parisien ne peut tromper Landreau, qui se couche parfaitement (6e). Ensuite, Gillet force Letizi à une parade magnifique, pour enlever un coup franc enveloppé vers la lucarne (7e).

Le débat s’équilibre et la pelouse ravagée commence à gêner les créateurs. Les erreurs se multiplient mais le premier quart d’heure est rassurant : le PSG est bien en place, bien dans son match, en particulier le trio Cissé-Luccin-Domi qui perturbe et récupère à l’envi. A l’image, aussi, d’un Anelka qui donne beaucoup de soucis aux défenseurs nantais, provoquant le premier corner. Celui-ci, malgré une intéressante combinaison Benarbia-Domi, ne donnera rien (20e).

Fin de mi-temps nantaise

Pourtant, les Canaris confirment bientôt leur aptitude à trouver des espaces dans le dos, alors que Vampeta s’apprête à remplacer Domi, touché au mollet (29e). Monterrubio, lancé dans le dos des deux stoppeurs, est tout près de tenter sa chance, face à Letizi, quand Bernard Mendy atterrit dans ses pieds pour le contrer. Mais les Parisiens reprennent l’assaut dans la foulée et Anelka puis Déhu, sur deux frappes des vingt mètres, testent une nouvelle fois le gardien des Espoirs français (32e).

Le match est maintenant emballé et emballant, vu que les Nantais parviennent eux aussi à créer du jeu, toujours sous l’impulsion de Carrière, Da Rocha et Monterrubio, même si c’est Gillet, encore une fois, qui force bientôt Letizi à se coucher devant son poteau gauche. La fin de mi-temps est d’ailleurs nantaise, mais sans conséquence au tableau de marque malgré Da Rocha (45e, 46e et 47e) et Monterrubio.(46e).

Aucun changement n’est intervenu à la mi-temps, concernant les 22 et si les Nantais démarrent mieux, les Parisiens sont bientôt à deux doigts de forcer enfin le sort, quand Benarbia récupère un ballon abandonné par Fabbri dans la surface. Mais le centre en retrait ne trouvera pas de client. En réponse, Monterrubio claque une reprise acrobatique sur un long centre venu de la gauche. Juste au-dessus.

Monterrubio, plat du pied..

Pourtant, mine de rien, les Parisiens ont cédé du terrain et ne tiennent plus la balle quand ils la récupèrent, ce qui permet aux Canaris de jouer près du but de Letizi un moment. La bonne affaire pour Nantes. Arrive alors le mauvais renvoi que l’on craignait, exploité dans un premier temps par Da Rocha, qui finit par servir au deuxième poteau Monterrubio. Celle-là, l’attaquant nantais l’assure du plat du pied et ouvre la marque (59e). Logiquement.

Le PSG a perdu la fluidité qu’il avait montré en première période, et il perd son capitaine, qui se plaint d’une cuisse (Distin rentre, 63e), peu après la rentrée de Robert pour remplacer Christian (60e). Le public nantais se régale, sentant les siens en position de force. Mais les partenaires de Benarbia, qui a hérité du brassard, tentent de retrouver leurs vertus. La défense remonte d’un cran, le marquage se ressert et le jeu s’équilibre à nouveau.

Anelka, lancé par Robert (67e), et Benarbia, servi sur un corner à deux (70e), ont tour à tour l’occasion d’équilibrer les débats, mais Landreau gagne son duel face au champion d’Europe et le meneur de jeu ne cadre pas sa frappe enveloppée du droit au premier poteau. Sur l’action suivante, pratiquement, les Nantais trouvent une nouvelle ouverture par Da Rocha, mais ce dernier a été servi en position de hors-jeu et M. Kalt annule ce second but.

Les minutes s’égrènent tandis que les Rouge et Bleu continuent d’essayer de forcer la décision. Plus attentistes, les joueurs de Denoueix ne sont pas moins dangereux pour autant. Ils résistent et jaillissent à grande vitesse, offrant ainsi peu avant le terme une balle de but à Monterrubio, qui ne parvient pas à redresser dans le but vide. Les Parisiens y laissent leur dernières forces pendant que les Nantais, poussés par leur public, trouvent un second souffle synonyme de défaite.


Le stade :

Le Stade Louis-Fonteneau, dit La Beaujoire
Le Stade Louis-Fonteneau, dit La Beaujoire

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