Valenciennes – PSG 2-1, 14/01/78, Division 1 77-78

7778_Valenciennes_PSG_BrissonSamedi 14.01.1978, Championnat de France, Division 1, 24e journée (11e place) à Valenciennes, au Stade Nungesser :
U.S. VALENCIENNES-ANZIN – PARIS ST-GERMAIN F.C.  2:1 (1:1)
– 4 642 spectateurs. Buts : Carlos Bianchi, 4′, B.Zaremba, 15′ ; B.Zaremba, 62′.
L’Équipe du PSG : Daniel Bernard – Jean-Marc Pilorget, Thierry Morin, Ramón Hérédia, Gilles Brisson – François Brisson (Lionel Justier, 85′), Éric Renaut, François M’Pelé – Philippe Redon, Carlos Bianchi, Mustapha Dahleb. Entraîneur : Jean-Michel Larqué.


Maillot utilisé :

maillot ext 77 78
Maillot extérieur 1977-78

Photos du match :

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Dernier tango à… Nungesser, pour Philippe Redon.
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François Brisson en équilibre précaire
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Tir de François M’Pelé

Compte-rendu (France Football) :

V.A. s’est laissé surprendre, d’entrée de jeu par une attaque parisienne qui amena un but de Bianchi. Mais les Nordistes devaient réagir rapidement et égaliser, dès la quinzième minute, par Zaremba. Ils forcèrent l’allure et Bernard devait sortir sur une percée de Jeskoniak (28′), tandis que F. Brisson expédiait un ballon sur la transversale (30′).

Après le repos, M’Pelé menaça Delachet (54′) et V.A. reprit le cours de sa domination et obtint fort légitimement un deuxième but : celui de la victoire, car le Paris-S.-G. ne se montra guère dangereux.

La leçon des nordistes

Si un match se présentait déséquilibré au départ, c’est bien celui-là. D’un côté, une équipe valenciennoise qui a pris l’habitude de perdre chez elle dans les dernières minutes… et de gagner à l’extérieur. Une équipe de V.A. aux moyens limités, saignée à blanc à l’intersaison et qui mise sur sa fougue et son enthousiasme pour s’en sortir. De l’autre, un Paris-S.-G. tout auréolé par son triomphal succès de la semaine précédente sur le leader marseillais, et qui semblait avoir trouvé une assise technique et un nouveau souffle.

Bref, en bonne logique, les Parisiens s’imposaient comme les favoris logiques. Une belle occasion s’offrait à eux, de se rapprocher du groupe de tête, dans un championnat encore instable où tout est encore possible.

Telles étaient les données du problème. Or, le Paris S.-G. a vivement déçu la centaine de supporters qui avaient pris l’autoroute du Nord pour venir encourager leurs favoris. Que se passe-t-il donc au P.-S.-G., au point qu’on a l’impression que Jean-Michel Larqué lui-même ne sait plus à quel saint se vouer ?

Certes V.A. a pour lui son énergie, son énorme bonne volonté. Comme nous le disait un confrère nordiste : « Ce que font les joueurs de Valenciennes, est vraiment formidable car ils se savent limités par rapport à d’autres, mais ils mettent un tel coeur à l’ouvrage qu’ils méritent incontestablement de conserver leur place en Division I. »

Nous sommes tout à fait d’accord, bien que les responsables et certains joueurs ne versent pas dans un optimisme exagéré : « Quand nous devrons disputer trois matches par semaine, ce sera difficile pour nous, disait, par exemple, Jean-Luc Fugaldi, le capitaine de V.A., un brave parmi les braves.

Comme en début de saison et après la trêve, la condition physique est là, soulignait Jean-Pierre Destrumelle. Si les gars conservent le moral étonnant qu’ils ont actuellement, alors, on peut s’en sortir. Mais les joueurs risquent d’être émoussés au bout d’un certain temps. Ils jouent à fond pendant quatre-vingt-dix minutes. Evidemment, ça peut laisser des traces… »

Tout cela est fort bien vu, mais face à une formation qui n’a pas un fond de jeu très brillant -et pour cause- les Parisiens auraient dû faire peser sur les débats une maitrise technique supérieure. Hélas ! pour eux, les hommes de Larqué ont joué décousu, sans mettre à leur actif, de véritables périodes de domination, comme on pouvait l’espérer après leur match du Parc.

En vérité, ce sont les Valenciennois qui ont fait preuve d’une plus grande motivation, attaquant sans cesse le ballon, ne laissant que très rarement leurs adversaires contrôler le jeu. « Nous croyons que nous méritons notre victoire parce que nous la voulions davantage que nos rivaux », disaient les joueurs de V.A.

C’est bien là, la morale de ce match, qui a laissé un goût d’amertume chez tous ceux qui souhaitaient un succès de Paris-S.-G. Tant que l’équipe parisienne ne sera pas plus constante, elle ne parviendra pas à susciter une sympathie sans défaillance. Dahleb et ses camarades nous doivent une revanche. Ils valent mieux que ce qu’ils ont montré samedi dernier au stade Nungesser cela on le savait ; mais il s’agit de n’être pas trop parcimonieux dans les efforts consentis si l’on veut justifier une réputation.


Le stade :

Le stade Nungesser
Le stade Nungesser

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