Guingamp – PSG 3-2, 22/02/03, Ligue 1 02-03

0203_Guingamp_PSG_RonaldinhoSamedi 22.02.2003, Championnat de France, Ligue 1, 28e journée (12e place) à Guingamp, au Stade du Roudourou :
E.A. GUINGAMP – PARIS ST-GERMAIN F.C.  3:2 (0:1)
– 15 616 spectateurs. Buts : Ronaldinho Gaùcho, 20′ ; Jérôme Leroy, 54′, Guillaume, 61′, Drogba, 68′, Drogba, 89′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Cristóbal Parralo, Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze, Lionel Potillon – Paulo César (Alioune Touré, 72′), Alex Nyarko (Romain Rocchi, 72′) – Fabrice Fiorèse, Jérôme Leroy, Stéphane Pédron (Felipe Teixeira, 87′) – Ronaldinho Gaùcho. Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Fabrice Fiorèse, Stéphane Pédron, Mauricio Pochettino et Lionel Potillon.


Maillot utilisé :

Maillot extérieur 2002-03 (collection maillotspsg)
Maillot extérieur 2002-03 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

0203_Guingamp_PSG_Ronaldinho
Ouverture du score de Ronaldinho, d’un but qui restera comme l’un des plus beau de l’histoire du PSG!
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Romain Rocchi (Ch. Gavelle)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Paulo Cesar (Ch. Gavelle)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Passe d’Alex Nyarko (Ch. Gavelle)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
But de Jérôme Leroy, félicité par Ronaldinho (Ch. Gavelle)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Le même Ronaldinho balle au pied (Ch. Gavelle)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
L’ancien guingampais Fabrice Fiorèse (Ch. Gavelle)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Les supporters parisiens seront passés par toutes les émotions… (Ch. Gavelle)

Vidéos (le but de Ronaldinho et le résumé) :


Compte-rendu (J. Carlin, psg.fr) :

Retournés, façon crêpe

Une demi-heure, c’est le temps qu’il a fallu à Guingamp pour retourner une formation parisienne réaliste et intéressante. Après avoir mené 2-0, les coéquipiers de Ronaldinho ont encaissé presque but sur but. Un scénario qui n’est pas sans rappeler celui que Paris avait vécu à La Corogne (4-3). Sauf qu’à l’époque, Paris jouait la Ligue des champions…

C’est le type de rencontre qui entre dans l’histoire d’un club, comme le vent dans les voiles. Et si généralement on préfère énumérer les bons plutôt que les mauvais souvenirs lorsque l’on dresse le bilan d’une équipe, ce match à Guingamp laissera à coup sûr quelques traces. Pas seulement dans les organismes, puisque Paris a encore beaucoup donné, mais bien entendu dans les esprits où il va lui falloir aller chercher des forces jusque là insoupçonnées, tant une telle défaite laisse forcément des cicatrices. Mais une telle défaite ne doit rien enlever au mérite des Guingampais, qui n’ont jamais courbé l’échine, même au plus fort de la tempête.

Car c’est avec un aplomb typiquement breton, que les hommes de Bertrand Marchand mettent le pied à l’étrier. Sans que plus de quatre joueurs aient touché le ballon sur la pelouse, Drogba servi par Le Roux tente une reprise de volée de la cuisse. Mais quel qu’eût été le résultat – en l’état le ballon a filé à droite du but de Letizi – l’un des assistants de Monsieur Ledentu avait levé son drapeau (1re). Une première fausse alerte qui va très vite en appeler d’autres, beaucoup moins fausses celles-là. C’est d’abord Saci qui chauffe les gants de Letizi sur un tir repoussé dont Drogba qui a bien suivi, ne peut se saisir (5e). Une occasion bien amenée, et qui impose d’entrée à Paris, une attention extrême. Le temps n’est plus à l’incurie, d’un côté comme de l’autre d’ailleurs.

Le courant d’air Ronaldinho

Aussi, Paris qui a laissé passer l’orage, ressort la tête de la nasse. Un premier corner de Pédron qui cherchait la tête d’Heinze, éveille la curiosité des uns et des autres puisqu’il s’agit de la première occasion sérieuse côté parisien (8e). Et il ne va pas trop en falloir pour que le génie reprenne du service. Le génie à Paris porte un nom : Ronaldinho. Le Gaucho va s’offrir un imparable ballet au milieu des jambes guingampaises. A l’origine, c’est un ballon ramassé par l’entrejeu parisien. Le dernier à lui servir l’obole est Leroy. Après, il n’y a plus qu’à observer un génie en phase de création. Tout y est, les mouvements chaloupés, les passements de jambes, le coup de rein final, et au bout du compte un extérieur du pied droit qui laisse Le Crom et sa garde rapprochée, sans voix. Et si l’on y regarde de plus près, on constate que Kouassi, Bah, Le Roux et Sikimic n’ont pu qu’effleurer le courant d’air Ronaldinho (21e). Un éclair au milieu de vingt minutes cahin-caha. Car si Paris n’a pas semblé trop souffrir après cinq premières minutes difficiles, Guingamp n’a pour autant jamais relâché sa garde. Il y a même eu un autre but refusé à Malouda en raison d’un hors-jeu (12e).

Maître des points, Paris va devoir contrôler son stress, car Guingamp qui reste sur sept défaites consécutives, toutes compétitions confondues, a des envies légitimes de mettre un terme à cette funeste escalade. Malouda (23e) puis Drogba (26e, tête manquée devant le but) relancent la machine bretonne. Paris doit composer avec la pression qu’il incombe à l’équipe qui mène à l’extérieur. Ainsi, on voit Monsieur Ledentu sortir par trois fois son bout de carton jaune (Pochettino, Pédron et Potillon). Et si Guingamp a le monopole du ballon, il lui manque l’essentiel : produire du concret. Ce qu’en revanche Paris réussit plutôt bien.

Passé le repos, il faut toute l’attention de Le Crom devant Fiorèse pour que la rencontre ne bascule pas complètement du côté de Parisiens plus réalistes. Sur l’engagement, Paulo Cesar trouve l’ex-guingampais dont le tir du droit cadré est détourné du main ferme (46e). Et cette seconde période repart sur de bonnes bases puisque dans la minute qui suit, Guingamp remet le couvert. Cette fois, c’est Drogba qui cherche la tête de Saci qui file au-dessus (47e).

Souviens-toi La Corogne…

Rien n’est écrit dans cette rencontre, entre deux formations dont les parcours chaotiques se font écho. Mais on se dit qu’en cette fin d’après-midi bretonne, Paris a fait le plus dur en marquant le premier (ce qui statistiquement devrait lui sourire au final, nda), touchant un peu plus le moral sapé de Guingampais en quête de rachat. Si bien que le deuxième but parisien est un chef d’œuvre pour écœurer un trop de réalisme. Et c’est encore à l’épreuve de son génie que Paris trompe la vigilance de Le Crom. Au départ, il y a un une-deux entre Ronaldinho et Paulo Cesar. Le champion du Monde trouve Pédron dans l’axe mais dos au but. Ce dernier a vu Leroy prendre le couloir, il n’a plus qu’à le servir dans sa course, et Leroy d’ajuster d’un tir du gauche le portier breton (55e). Comme une leçon parfaitement récitée, ce but offre à Paris l’espoir d’un monde meilleur. Que nenni !

A Guingamp, on est breton, mais on tient aussi des Normands pour ce qui est des fortes têtes. Si bien qu’en l’espace de sept minutes, les hommes de Marchand vont remettre les compteurs à égalité. Le premier rattrapage est le fruit d’un bon travail côté gauche de Montero. Le centre de l’ancien sedanais trouve un bon catapultage de la tête de Guillaume qui laisse Letizi atone (61e). C’est un coup de froid pour Paris, mais il existe encore une marge. Une marge qui s’effrite donc sept minutes après le but de Guillaume. Cette fois, c’est Malouda qui centre devant le but parisien. Saci réalise le faux appel qui convient, laissant le libre champ à Drogba qui loge son ballon dans la lucarne de Letizi (68e). Tout est à refaire, et dans les travées du Roudourou, se dissipe un parfum qui n’est pas sans rappeler un fameux déplacement à La Corogne, en Ligue des champions (défaite 4-3 de Paris après avoir mené 3-0, nda).

Et l’odeur est la bonne. Et lorsque l’on voit Teixeira (tout juste entré en jeu à la place de Pédron) avant d’être bien servi par Pédron après un centre de Touré, manquer l’immanquable face à Le Crom, on se dit que Paris vient de laisser passer sa chance (89e). Finalement, chacun est prêt à signer pour le partage de points lorsque surgit Drogba. Le centre de Saci file devant Pochettino, et Letizi ne peut que contempler le désastre (90e). La question qui brûle les lèvres est alors : Paris s’en relèvera-t-il ?

Réactions :

Laurent Perpère (Président du PSG)
 » C’est une grosse déception, car à 2-0 nous pouvions encore viser la Ligue des champions et revenir dans la course. A 3-2, on peut honnêtement dire que cela se complique pour le titre. Je retiendrai tout de même que nous n’avons pas baissé les bras en montrant que nous pouvions nous créer beaucoup d’occasions. Il faut reconnaître à Guingamp beaucoup d’enthousiasme et une belle attaque. Je leur dis bravo.  »

Luis Fernandez (Entraîneur-Manager du PSG)
 » Je suis triste et déçu pour le résultat de ce soir car nous méritions mieux qu’une défaite. Nous n’avons pas perdu le titre ce soir, mais en novembre et décembre. Lorsque nous avons mené 2-0, mes joueurs ont continué à pousser et c’est tout à leur honneur. Nous n’avons pas reculé, nous avons continué à pousser et j’en suis fier. Ensuite, nous avons vécu une demi-heure un peu folle et Guingamp n’a pas voulu baisser les bras. Il faut donc les féliciter comme il faut féliciter les vingt-deux acteurs de cette rencontre. Car estimez vous heureux (Luis Fernandez s’adresse alors aux journalistes) d’avoir vu un match comme celui-là. Moi je n’en vois pas beaucoup de cette intensité, je vois même beaucoup de matches de me… Alors avant de critiquer, il faut aussi se demander pourquoi il y a autant de matches de me… dans ce championnat. Ces cinq buts, c’est un privilège, il n’est pas dit que ce soir, vous ayez des matches et un spectacle de la même qualité.  »

Bertrand Marchand (Entraîneur de Guingamp)
 » Autant j’en avais voulu à mes joueurs après notre élimination en coupe de France (face à Angoulème aux tirs au but, nda), autant je leur tire mon chapeau ce soir. Avec beaucoup de volonté et de courage, nous sommes allés chercher cette victoire. Nous avons été menés 2-0 alors que ce n’était pas mérité, pourtant les joueurs sont repartis de l’avant avec l’envie d’y croire encore. C’est ce que je retiendrai ce soir.  »

Mauricio Pochettino (Défenseur et capitaine du PSG)
 » Je suis d’accord avec le coach lorsqu’il déclare que nous n’avons pas laissé filer le titre ce soir, mais bien lors des mois de novembre et décembre. Maintenant, nous sommes forcément déçus, car il est toujours difficile de perdre un match lorsque l’on mène 2-0. Si nous avions obtenu les trois points, le titre aurait encore été envisageable mais au terme d’un match fou où nous avons eu des occasions de 3-0, je constate que nous n’y sommes pas parvenus. Il reste la Coupe de France et le championnat aussi. On ne peut décemment pas abandonner ce championnat, tout en en se projetant sur la saison prochaine.  »


Le stade :

Le stade du Roudourou
Le stade du Roudourou

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