Yzeure – PSG 0-1, 19/01/02, Coupe de France 01-02

Photo Ch. Gavelle, psg.fr

Samedi 19.01.2002, Coupe de France, 16e de finale à Clermont-Ferrand, au Stade Gabriel-Montpied :
A.S. YZEURE (CFA2) -PARIS ST-GERMAIN F.C. 0:1 (0:0)
– 9 000 spectateurs environ. But : José Aloísio, 61′.
L’Équipe du PSG : Jérôme Alonzo – Francis Llacer, Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze, Lionel Potillon – Hugo Leal, Mikel Arteta, Jérôme Leroy – Joaquim Agostinho (Frédéric Déhu, 84′), José Aloísio (Bartholomew Ogbeche, 64′), Alex Dias (Bernard Mendy, 69′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Mikel Arteta et Gabriel Heinze.


Maillot utilisé :

Maillot domicile Coupe de France 1998-2002 (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile Coupe de France 1998-2002 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Jérôme Leroy
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Mikel Arteta
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Alex
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Joaquim Agostinho
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Le parcage parisien à l’entrée des joueurs

Vidéo :


Compte-rendu (psg.fr) :

Oubliée cette maudite soirée de mars 1997 face au Clermont Foot. Cette fois, le stade Gabriel-Montpied n’a pas été le théâtre d’un scénario rocambolesque. Loin de là. La bande à Fernandez s’est évitée le chausse-trappe qui en a condamné bien d’autres ce week-end. Mais c’est tout de même entre peur et envie que s’est construit cette qualification.

Entre peur et envie. Voilà les sentiments qui dominent chacun des gestes, des pensées de la journée. L’envie de bien faire face à la peur de passer à côté. Car si l’on ne doit considérer qu’une seule compétition pour parler de match piège, c’est bien à la coupe de France qu’il faut se référer. Face à des guerriers transis, Paris doit arborer le visage d’un matamore d’exception, une bête de concours. Et c’est exactement ce qu’espère Luis Fernandez. Bien plus qu’il ne le dit, cette coupe de France le fait saliver. Mais avant de donner des ailes à son équipe, il sait que l’envie n’est pas tout. La peur de vouloir trop bien faire peut annihiler la plus exceptionnel des volontés, rendre stérile le dernier geste et pour finir renvoyer un professeur à ces chères études.

C’est donc entre peur et envie que se dessinera cette rencontre. Deux sentiments que l’on aimerait ambivalents, et qui dans les ventres de chacun des acteurs parisiens seront concurrents. Et c’est au nom de ces avis contraires, que l’on n’oublie jamais de saluer ce que l’on connaît ou que l’on a connu, pour mieux se rassurer, une façon aussi d’exorciser. Car les locaux n’ont pas hésité à parler d’ensorcellement. Jouer à Gabriel-Montpied, là où Paris avait connu une défaite des plus douloureuses (éliminé par Clermont-Foot en 97 aux tirs aux buts, 4-4 puis 4 t.a.b. 3) de son histoire a quelque chose de superstitieux. Et pour les amateurs de signes qui en voudraient encore, c’est avec des maillots couleur de l’espoir que l’AS Yzeure pénètre sur la pelouse. Un vert pour des jeunes hommes pas si verts que ça. Car au-delà des cinq divisions qui les séparent de Paris (CFA 2), les Bourbonnais ont tout de même éliminé Cannes en trente-deuxième, avant la fin du temps réglementaire (2-1). Plus que jamais la prudence sera le meilleur allié des hommes de Fernandez.

Et c’est justement en laissant venir leurs adversaires durant le premier quart d’heure, que Paris entame cette rencontre. Avec une nouvelle formation inédite, et en se privant de Cissé, Ogbèche, Déhu et Mendy, Luis a fait dans le raisonnable. Seuls Agostinho, Alex, Aloisio et Leroy (qui fait son grand retour) sont des joueurs à vocation offensive. Et comme Yzeure n’est pas là non plus pour prendre une valise, la première période n’est pas franchement alléchante. Les tentatives de Leroy (10e) et d’Agostinho à bout portant (27e) donnent un peu de travail à Moulin, le gardien local. Et puis il y a aussi cet autre centre fuyant au point de penalty d’Agostinho pour lequel Aloisio se jette, mais Moulin sort parfaitement (41e). En face, Camara est le poison annoncé, mais la défense parisienne veille. Pas grand chose donc à se mettre sous la dent, ce qui confirme plus que jamais ce mélange de peur et d’envie.

Après le repos, Paris s’installe de suite dans les trente mètres d’Yzeure. Leal trouve au coin gauche de la surface de réparation un Leroy esseulé. Son centre-tir file vers Aloisio qui ne peut s’en emparer, et de toute façon Monsieur Vileo allait le sanctionner pour une position de hors-jeu (49e). Jusqu’à l’heure de jeu Paris s’agite autour de la cage défendue comme des lions par les Yzeuriens. Il y a bien un contre rapidement emmené par l’inévitable Camara, qui va pour armer sa frappe, mais Alonzo vient s’interposer in extremis (56e). Cette petite alerte va donner le coup de fouet nécessaire à Paris pour qu’enfin, il fasse régner l’ordre. Un corner à droite de Leroy – particulièrement inspiré ce soir – trouve la tête de Heinze au point de penalty. Ce dernier ne peut correctement l’armer et prolonge pour Aloisio qui lui, peut finaliser d’un geste identique et délivrer Paris d’une trop longue attente (62e).

Et c’est ainsi que Paris évacue un peu plus la peur. Ce but l’a évidemment délivré tout en lui donnant le tout petit rien qui réconforte. S’il manque la folie que confine habituellement ce genre de rendez-vous, l’occasion est trop belle de ne pas trop en demander, surtout lorsque l’on sait le nombre de formations de première division qui sont déjà passées à la trappe (Lens, Bordeaux, Metz et Rennes pour commencer). Alors Paris se blinde, et Luis fait rentrer du sang neuf (Mendy, Ogbèche et Déhu). Yzeure opère par de courtes piqûres pour rappeler qu’en outsider, il a également des devoirs. Mais si ses intentions sont louables, la finition est loin d’être à la hauteur de l’engagement. Les quatre minutes de temps additionnel permettent à Paris de dérouler tranquillement. Définitivement, l’envie a été plus forte, Aloisio avait permis d’évacuer la peur.

Les réactions :

Luis Fernandez : « Nous sommes tombés sur une bonne équipe. C’était un match piège, mais on l’a évité en pratiquant un jeu de qualité. Le précédent scénario dans ce stade face à Clermont ne s’est donc répété. Je suis content pour les garçons et pour le club. Et il y a de bonnes raisons d’être satisfait lorsque l’on regarde les résultats de ce soir. »

Lionel Potillon : « Yzeure a joué son football. C’est une équipe qui joue bien au ballon et qui a essayé de construire tout au long du match. Nous, nous avons fait preuve de réalisme, et il faut donc leur rendre hommage. La rencontre s’est en plus déroulée dans une bonne ambiance, et c’est tout à leur honneur. »

Mikel Arteta : « Au bout de cinq minutes de jeu, j’ai pris un coup derrière la cheville qui m’a pénalisé pendant toute la rencontre. Mais je constate que cette équipe a bien joué. Je suis vraiment ravi que nous nous soyons qualifiés pour le tour prochain car ce soir il y a eu beaucoup d’éliminés parmi les grosses équipes. »

Joaquim Agostinho : « Ça n’est jamais un match facile. Pour ma part, j’ai essayé de bien faire et de m’appliquer. Il me manque encore un peu de temps de jeu pour pouvoir mieux m’exprimer, mais ça va venir. Ce soir, j’ai retrouvé quelques bonnes sensations. » 
La finale est encore loin »

Jérôme Leroy : « Jérôme Alonzo a passé une soirée tranquille. Nous avons essayé de garder la balle pour faire courir nos adversaires parce qu’ils étaient bien en place, à dix derrière. Quand nous avons réussi à créer un décalage, nous avons bénéficié d’occasions assez dangereuses. Il n’y a que la victoire qui compte. Nous sommes en course dans les trois compétitions nationales. Il faut continuer, car nous savons que sept rencontres très importantes sont au programme des trois prochaines semaines. »

Jérôme Alonzo : « Le PSG est une grande famille et le chef de famille s’appelle Luis Fernandez. Il a décidé de donner la Coupe de la Ligue à Lionel Letizi, c’est comme ça. La défaite en championnat à Monaco a changé la donne. Moi, si j’étais l’entraîneur, j’aurais aussi gardé la grosse équipe pour affronter Guingamp en Coupe de la Ligue quatre jours plus tard. Pour moi, ce n’est pas un problème. Et puis, on a vu le résultat. Face à Guingamp, Lionel a encore sorti un match de mammouth ! J’ai moins de matches, donc je dois bosser encore plus. Depuis que je suis à Paris, j’ai retrouvé l’envie de bosser. Je suis heureux de finir les séances lessivé. Quand je vois Ronaldinho réussir un coup-franc comme celui qu’il a inscrit à Rennes, je me dis que le travail effectué ensemble après les entraînements paie. Mais vous savez, en championnat, je me prépare comme si j’allais jouer toutes les rencontres. Dans les vestiaires, j’y suis. Je suis prêt comme si Lionel allait glisser dans le couloir ! […] A trente piges (NDLR : il les aura en novembre), les repères ne sont plus un problème. A la rigueur, l’état du terrain, surtout s’il est gelé, est plus gênant. Mais bon, pour l’instant, je n’ai que des victoires à mon actif avec le PSG. Je n’ai pas eu dix mille arrêts à effectuer mais ce que j’ai fait, c’était propre. L’important, c’est que mes coéquipiers ne se disent pas « ce soir, c’est l’autre qui joue ! » J’ai besoin de sentir qu’ils me font confiance. »


Stade :

Le stade Gabriel-Monpied
Le stade Gabriel-Monpied

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