PSG – Nantes 2-3, 27/09/74, Division 1 74-75

Tentative du capitaine Jean-Pierre Dogliani contre laquelle Bargas ne peut rien

Vendredi 27.09.1974, Championnat de France, Division 1, 10e journée (16e place) à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – F.C. NANTES  2:3 (0:2)
– 21 743 spectateurs. Buts : Curioni, 17′, Curioni, 25′ ; Mustapha Dahleb, 56′, H.Michel, 63′, François M’Pelé, 71′ sur penalty.
L’Équipe du PSG : Ilja Pantelić – Denis Bauda, Éric Renaut, Jacques Novi, Louis Cardiet – Albert Poli, Jacky Laposte, Jean Deloffre – François M’Pelé, Jean-Pierre Dogliani, Mustapha Dahleb. Entraîneurs : Just Fontaine et Robert Vicot.


Maillot utilisé (avec sponsor) :

Maillot dom 1974-75


Photos du match :

17ème minute, Ilja Pantelic va s'incliner une première fois face à Curioni
17ème minute, Ilja Pantelic va s’incliner une première fois face à Curioni
Offensive parisienne en plan large...
Offensive parisienne en plan large…
Mustapha Dahleb
Mustapha Dahleb
Même serré de près par la défense nantaise, Mustapha Dahleb parviendra à trouver le chemin des filets
Même serré de près par la défense nantaise, Mustapha Dahleb parviendra à trouver le chemin des filets
Offensive nantaise (archives MK)
Michel, qui entrainera le PSG quelques années plus tard (archives MK)
Tentative du capitaine Jean-Pierre Dogliani contre laquelle Bargas ne peut rien
Tentative du capitaine Jean-Pierre Dogliani contre laquelle Bargas ne peut rien

Compte-rendu (L’Equipe) :

Curioni retrouve le punch

Avec deux buts c:ans la cage de Pantelic, il était difficile, hier soir, à la mi-temps de Paris-Saint-Germain-Nantes, d’envisagser un possible retour des Parisiens tellement ces derniers avaient avoué de faiblesses – et de malchance – dans la dernière passe ou le tir au but.

Entre deux équipes meurtries, n’ayant pas réussi à exprimer ce début de saison toutes leurs possibilités, le premier quart d’heure ne manqua pas d’intérêt. Les Parisiens, dans l’ensemble, dominèrent, profitant des erreurs de passe des Nantais trop approximatifs. Ils se créèrent un certain nombre d’occasions bonnes à exploiter, sans être d’une netteté évidente. C’est ainsi que M’Pelé (2′ minute) sur une ouverture de Laposte, Deloffre (3′) profitant d’une balle en cloche de Poli, inquiétèrent Bertrand-Demanes. Le gardien de l’équipe de France, qui devait ensuite se racheter, commit à la septième minute une faute assez grave. il évalua mal la trajectoire d’une balle de M’Pelé et il fallut que Denoueix dégage sous le nez de Dogliani.

Au vu du premier quart d’heure marqué par une légère suprématie parisienne, on ne pouvait s’attendre à ce qui allait suivre et qui provoqua certain étonnement dans un Parc des Princes correctement garni.

En effet, les Nantais, mieux organisés derrière que ces temps derniers (Bargas va de mieux en mieux) épanouirent soudain les qualités qu’on leur connait de vitesse d’exécution. Il fallut pour cela que Curioni, extrêmement malheureux ces temps derniers, sorte de sa coquille à la 17′ minute au moment même où l’emprise du P.-S.-G. s’accentuait.

L’Argentin de Nantes s’empara du ballon à quarante mètres des buts de Pantelic, il déborda d’abord Renaut, effaça Bauda, donna en retrait à Rampillon qui lui remit aussitôt dans le dos de toute la défense parisienne. Curioni, d’un tir croisé, envoya la balle au fond des filets de Pantelic. Il y avait contenu dans cette action les germes du progrès nantais : moins de fragilité, plus de rigueur, moins de lenteur, plus de vivacité.

Il n’empêche que les Parisiens faillirent revenir à la marque très rapidement! Deux interventions de Bertrand-Demanes furent alors décisives. L’une à la 22′ minute devant Dahleb, lancé par M’Pelé, l’autre à la minute suivante face à M’Pelé. Tout demeurait donc possible dans ce match où les intentions, surtout du côté parisien, ne parvenaient pas à mieux se traduire au tableau d’affichage.

Et devant ce Paris-S.-G., les Nantais commençaient d’accepter d’être dominés, envisageant déjà tout le profit qu’ils pourraient tirer du trio de pointe Maas-Curioni-Vendrely. C’était hier soir, le genre de raisonnement payant.

A la 25′ minute, Maas s’enfonça sur le flanc droit de la défense parisienne, déborda Bauda, centra instantanément. Il y avait deux Nantais à la réception, Vendrely et Curioni qui ne laissa pas échapper l’occasion de réussir son deuxième but de la soirée.

L’injustice était dans l’air que les efforts des hommes de Fontaine ne parvenaient pas a corriger malgré une tentative intéressante de Dahleb toujours contré par Bertrand-Demanes, et un tir sur le poteau du même Dahleb à la 45′ minute sur coup franc.

A la reprise, on notait dans les rangs de Nantes la rentrée à l’aile gauche du jeune Amisse à a place de Maas touche en première période. Le petit ailier nantais était mis immédiatement en posture de marquer. Curioni (46′) parti à la limite du hors-jeu, arrivait dans les dix-huit mètres, déviait pour Amisse qui tirait sur le poteau.

Dahleb réduit l’écart

Sous ia pluie tombant en rafales, Nantes et Paris-S.-G. continuaient d’offrir un match ni transcendant, ni lamentable, mais propre. A la 55′ minute, M’Pelé voyait son centre détourné par Bargas ; Dahleb, à l’affût, redonnait l’espoir du Paris-S.-G., Ber trandDemanes ayant laissé échapper une balle glissante et presque anodine dans ses propres filets.

Ça chauffait encore devant buts nantais où Bargas écartait deux fois le danger en taclant au dernier moment. Nantes renversait la vapeur, se montrait dangereux à son tour sur une nouvelle inspiration de Curioni et obtenait peu après un troisième but magnifique par Michel. Le capitaine nantais s’emparait de la balle dans le rond central, recherchait l’appui de Vendrely qui remettait dans le sens de la marche à son coéquipier, lequel froid et précis, trompait Pantelic (63′).

A la 71′ minute, Dahleb pris en sandwich par Bargas et Rio, s’écroulait dans les dix-huit mètres. L’arbitre indiquait immédiatement le point de penalty (alors que la faute n’était pas d’une telle évidence, Dahleb ayant apparemment perdu la balle avant), M’Pelé en force ramenait le score à 3-2… et c’était tout.

Les meilleurs à Nantes, Bargas, Bossis, Michel, Pech, Curioni. Vendrely ; à Paris, Renaut. Dahleb, M’Pelé et Poli.

Réactions :

Fontaine « Trop d’erreurs »

Dans les vestiaires de Nantes, on ne pavoisait pas mais on savourait pourtant une victoire capitale pour le club nantais, à trois jours d’un difficile déplacement à Varsovie. Comme disait le président Fonteneau « Il fallait rompre avec une série d’insuccès, renouer avec la victoire. Le résultat est là, si la manière n’a pas toujours été plaisante. »

Seul, Bertrand-Demanes trouvait à redire à ce succès, ayant encaissé un but très bête, « car ce n’était pas un ballon mais une savonnette ».

A l’ambiance détendue du camp nantais répondait le silence de mort des Parisiens. Les visages étaient pâles, les lèvres muettes.

Fontaine accusait : « Nous avons commis beaucoup trop d’erreurs de placement : prendre trois buts à la suite de trois « 1-2 » c’est impardon-nable. Nous ne sommes pas réalistes ; Nantes l’était. » Justo tire sur son cigare fuselé… On commence à se poser des questions à Paris-Saint-Germain.


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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