PSG – Marseille 2-1 ap, 25/01/03, Coupe de France 02-03

Photo Ch. Gavelle, psg.fr

Samedi 25.01.2003, Coupe de France, 16e de finale à Paris, au Parc des Princes :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – OLYMPIQUE DE MARSEILLE  2:1  après prolongations (1:0, 1:1)
– 38 150 spectateurs. Buts : Mauricio Pochettino, 14′ ; Van Buyten, 62′ ; Fabrice Fiorèse, 102′.
L’Équipe du PSG : Jérôme Alonzo – Talal El-Karkouri, Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze – Hugo Leal (Francis Llacer, 112′), Frédéric Déhu, Romain Rocchi (Ronaldinho Gaùcho, 67′), Lionel Potillon – Fabrice Fiorèse, Jérôme Leroy – Bartholomew Ogbeche (José Aloísio, 75′). Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Frédéric Déhu, Talal El-Karkouri, Bartholomew Ogbeche et Mauricio Pochettino.
Expulsions : M.Dos Santos, 90′ ; Talal El-Karkouri, 120′.


Maillot utilisé (à manches longues, avec sponsor commémoratif du centenaire de la coupe) :

Maillot domicile Coupe de France 2002-2004 (collection http://maillotspsg.wordpress.com)
Maillot domicile Coupe de France 2002-2004 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Ouverture de Romain Rocchi (Ch. Gavelle)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Bartholomew Ogbeche (Ch. Gavelle)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Joie parisienne après un des deux buts du soir
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Hugo Leal (Ch. Gavelle)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Gabriel Heinze cerné (Ch. Gavelle)
Jérôme Leroy
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
Le tifo de la tribune Auteuil… (Ch. Gavelle)
Photo Ch. Gavelle, psg.fr
… et celui du Kop de Boulogne. 3, 2, 1… (Ch. Gavelle)
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… allumage!

Vidéo :


Compte-rendu (Sebastien Gillot, psg.fr) :

Ce Paris qui ne brille que dans les grandes places, n’a pas manqué l’occasion de sortir par la grande porte face à l’adversaire de toujours. Au terme d’une rencontre tendue à l’envi (une exclusion de part et d’autre), Parisiens et Marseillais ont beaucoup donné pour décrocher ce billet en huitièmes. Et comme l’an passé, Paris a gagné le droit de prolonger son voyage.

Il a fallu un PSG à la fois conquérant et inspiré pour venir à bout du leader marseillais de la Ligue 1. Alors même s’il a fallu attendre cent-vingt minutes pour lever les bras au ciel, cette qualification est plus que rassurante. Les Parisiens peuvent désormais regarder droit devant, une dose de confiance supplémentaire en poche. Pour autant, ces PSG-Marseille ne ressembleront jamais à des matches comme les autres. Rien d’étonnant donc de retrouver un Parc des Princes en ébullition à l’entrée des vingt-deux acteurs sur la rectangle vert. On est bien loin du récent PSG-Le Havre, disputé devant une petite chambrée (33 438 spectateurs). Ce soir, plus une place n’est disponible, et l’ambiance s’annonce électrique. Toujours aussi superstitieux, Luis Fernandez a revêtu les mêmes habits qu’un certain 26 octobre 2002, où il avait vu les siens l’emporter largement face à cette habituelle bête noire.

Ce sont pourtant les Marseillais qui s’installent les premiers dans la partie, et obtiennent même un corner dès la deuxième minute. Une chose est sûre, ces Olympiens n’ont rien en commun avec ceux qui étaient venus – un peu tendres – subir le lourd revers d’octobre dernier. Côté parisien, Ronaldinho, principal artisan de ladite gifle (deux buts), est laissé sur le banc au profit du jeune récupérateur Rocchi (première titularisation). Pourtant, à deux minutes près, c’est bien au même scénario que l’on va assister. Après cinq petites minutes de flottement vite oubliées, Paris monopolise la balle. Sur son troisième corner consécutif à droite, Hugo Leal trouve Pochettino qui vient placer sa tête décroisée et tromper le portier marseillais (1-0, 14e). Pour mémoire, c’est à la 16e minute de jeu que Ronaldinho avait ouvert le score en octobre dernier. Heureux présage ? Le PSG n’avait en tout cas plus ouvert la marque aussi rapidement depuis PSG-Bordeaux, le 19 décembre dernier (1-1, but de Fiorèse à la 13e minute).

Et la réponse des Marseillais n’est pas du même acabit. Leur engagement physique est par moment limite. Comme Bakayoko qui s’essuie les crampons sur le genou de Frédéric Déhu et récolte ainsi un carton jaune plus que mérité (30e). Même sanction pour le capitaine revenant Leboeuf, qui place son genou dans l’abdomen d’Hugo Leal (34e). Toute en gardant son sang-froid, le PSG poursuit sa domination, bien emmené par un Hugo Leal fortement inspiré, à l’image de ses dernières productions. Et lorsque le Portugais tire un corner identique à celui de la 14e minute, Déhu place, lui, la sienne au ras du poteau de Runje (36e). C’est ensuite  » Batho  » Ogbeche qui lance Jérôme Leroy seul face au gardien croate, mais le milieu de terrain rate la balle du KO en tirant à droite de la cage olympienne (39e). Il s’en est fallu de peu pour que le match ne soit déjà quasi-plié avant que tout ce beau monde ne retourne aux vestiaires. A la reprise, Ronaldinho a eu beau s’échauffer, on ne change pas une équipe qui gagne…et qui joue bien. Solidité défensive, et jeu en mouvement, tels sont les maîtres-mots d’un PSG retrouvé ce soir. A l’inverse, comme le chantait Georges Brassens, « quand on est con, on est con ». Dès le premier corner parisien du côté de la tribune visiteurs, les « supporters » marseillais arrosent Hugo Leal de projectiles. Mais place au terrain, et de ce côté-là, la tension monte. On aurait bien besoin que l’arbitre fasse retomber tout cela, mais Monsieur Bré perd pied et siffle tout et son contraire.

Dans ce contexte, il faut attendre la 61e minute pour voir la première occasion de cette seconde période. Elle est parisienne et s’apparente à une deuxième balle de match. Sur une contre-attaque, Hugo Leal fixe Leboeuf avant de glisser à Fiorèse sur sa droite. Mais l’attaquant parisien perd son duel avec Runje. Mauvaise idée puisque sur l’action suivante, Monsieur Bré offre à l’OM un coup-franc contestable. Sur celui-ci, Daniel Van Buyten s’élève plus haut que tout le monde et égalise (1-1, 63e). Déjà buteur l’an dernier en coupe de France et en championnat, le Belge relance les siens. C’est le moment que choisit Luis Fernandez pour faire entrer Ronaldinho (67e). Le champion du monde qui n’était pas encore apparu en 2003 remplace Romain Rocchi, auteur d’excellents débuts. Le jeune cannois et ses manches relevées jusqu’au coude (ce qui n’est pas sans rappeler un certain Luis Fernandez) a ratissé un grand nombre de ballons. Mais la rencontre tombe alors dans une certaine léthargie, et Luis décide d’apporter encore du sang frais en lançant Aloisio à la place d’Ogbeche (76e). Mais ce sont les Marseillais qui reprennent les choses en main. Hemdani peut étrangement s’avancer aux vingt-cinq mètres avant de décaler Johansen qui décoche une frappe lourde que Jérôme Alonzo doit boxer (77e). Puis, Bakayoko récupère sur l’aile et donne à Hemdani qui centre pour Fernandao (entré en jeu à la place de Sakho, 73e). La tête du Brésilien passe de peu au-dessus du but parisien.

Fiorèse essaie bien de réveiller les siens, mais sa frappe passe largement au-dessus du but de Runje (81e). Les deux équipes éprouvent alors les pires difficultés à approcher le but adverse, et, comme au tour précédent face à Besançon (1-0 a.p.), on se dirige tout droit vers la prolongation. Mais avant cela, Monsieur Bré décide à nouveau de faire parler de lui. Sur un tacle de Dos Santos qui ne méritait sûrement qu’un carton jaune, l’arbitre exclut le joueur olympien (93e). Marseille disputera donc les trente minutes supplémentaires à dix. Luis Fernandez tombe la veste, les moments d’excitation sont rares. Jérôme Leroy voit tout d’abord sa frappe contrée (99e) avant qu’Aloisio n’expédie la sienne dans les tribunes (100e). Mais c’était sans compter sur Fiorèse. Bien décalé par Ronaldinho sur le côté droit de la surface, Fio trompe Runje d’une frappe déviée par Olembé (2-1, 103e). Un bonheur qui aurait pu être de courte durée puisqu’au changement de côté, Marseille se rue à l’attaque, et il s’en faut d’une pointure pour que Bakayoko n’ajuste mieux sa reprise (105e). Hemdani (106e) puis Fernandao (107e) sont à deux doigts d’égaliser, mais Paris résiste. Paris fait même bloc, et joue en contres. Sur l’un d’eux, Talal El Karkouri remonte tout le terrain, à bout de course, il perd son face à face avec Runje (112e). Dans la continuité, la reprise de Fiorèse est contrée par un défenseur. Entre les deux bancs on se chamaille, les minutes s’égrènent et cette fois c’est Talal El Karkouri qui est exclu (120e). Mais enfin, l’heure de la délivrance est venue. Paris vient de s’offrir un nouveau scalp de son rival de toujours, et poursuit ainsi son parcours en coupe de France. Un bonheur n’arrive jamais seul.

Les notes du Parisien :

Alonzo (6,5). Après une première mi-temps tranquille, il a vu, impuissant, les vagues marseillaises se succéder. Une intervention décisive sur une frappe de Johansen à l’heure de jeu.
Potillon (6). Sur son côté droit, il a traversé la première heure de jeu tranquillement en gardant un oeil sur l’inoffensif Sakho. Sa tâche s’est corsée avec les entrées de Sytchev et de Fernandao.

El Karkouri (6). Auteur d’une prestation sérieuse. Seul devant Runje, il rate la balle de 3-1 à dix minutes de la fin du temps réglementaire. Expulsé en fin de prolongations pour un tacle appuyé, il sort sous les applaudissements des supporters.

Pochettino (6,5). Il débloque rapidement le match en réussissant une belle tête décroisée (14e). Averti (18e), il a, au fil des minutes, fait reculer la défense et permis à l’OM de revenir dans la partie.

Heinze (5,5). Pour une fois, il n’est pas apparu le plus combatif de l’équipe. Bien ancré sur le couloir gauche, il a récupéré quelques bons ballons et a muselé Bakayoko.

Déhu (5,5). Il n’est pas exempt de reproches sur le but de Van Buyten. Très inspiré dans le jeu long, il s’est intelligemment réparti les tâches au pressing avec Rocchi. Il a marqué le pas physiquement en fin de match. Averti à la 72e.

Rocchi (6,5). Titulaire surprise au poste de milieu récupérateur, l’ancien Cannois s’est montré digne de la confiance que lui a accordé Luis Fernandez. Cède sa place à Ronaldinho (67e), tout de suite efficace avec une passe décisive pour Fiorèse. A démontré que l’attaque parisienne ne peut pas se passer de lui.

Fiorèse (6,5). Son but vaut de l’or. Milieu offensif droit, il s’est montré moins incisif que d’habitude, mais s’est toutefois appliqué à bloquer le couloir à Dos Santos, qu’il a réussi à faire expulser.

Hugo Leal (6,5). Une partition encourageante. Il tire le corner sur le but de Pochettino et distille quelques passes délicieuses à ses attaquants. Cède sa place à Llacer (112e).

J. Leroy (5). Il est entré dans le match beaucoup plus doucement que ses partenaires et n’a eu que peu d’influence sur le jeu. S’est créé plusieurs bonnes occasions mais les a toutes vendangées.

Ogbeche (5,5). Il trouve peu à peu ses repères mais n’est pas encore à son meilleur niveau. Son rôle d’attaquant de pointe esseulé est de toute façon ingrat. Aloisio, qui l’a remplacé (76e), a eu d’ailleurs bien besoin du soutien de Ronaldinho.


Le stade :

Le Parc des Princes
Le Parc des Princes

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