PSG – Rennes 2-0, 14/02/81, Coupe de France 80-81

Abel Braga barre la route à l'ancien Parisien Nosibor, sous les yeux de Philippe Col et de Dominique Bathenay (archives Rouge Mémoire)

Samedi 14.02.1981, Coupe de France, 1/32 de finale à Caen, au Stade de Venoix :
PARIS ST-GERMAIN F.C. – STADE RENNAIS F.C. (D2)  2:0 (0:0)
– 8 507 spectateurs. Buts : Abel Braga, 50′, Dominique Rocheteau, 62′.
L’Équipe du PSG : Dominique Baratelli – Jean-Marc Pilorget, Thierry Morin, Abel Braga, Philippe Col – Dominique Bathenay, Éric Renaut, Jean-Noёl Huck – Nambatingue Toko, Dominique Rocheteau, Sarr Boubacar. Entraîneur : Georges Peyroche.


Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Maillot utilisé :

Maillot uniformément blanc porté au cours de ce seul match
Maillot uniformément blanc porté au cours de ce seul match

Photos du match :

Les joeurs du Stade Rennais, qui évoluent en Division 2, avant le coup d'envoi (archives Rouge Mémoire)
Les joueurs du Stade Rennais, qui évoluent en Division 2, avant le coup d’envoi (archives Rouge Mémoire)
Philippe Col face à Nosibor, sous les yeux de Sarr Boubacar (archives Rouge Mémoire)
Philippe Col face à l’ancien parisien Nosibor, sous les yeux de Sarr Boubacar (archives Rouge Mémoire)
Le Rennais Stéphan butte sur deux défenseurs parisiens (archives Rouge Mémoire)
Le Rennais Stéphan butte sur deux défenseurs parisiens (archives Rouge Mémoire)
A nouveau Philippe Col face à Nosibor (archives Rouge Mémoire)
A nouveau Philippe Col face à Nosibor (archives Rouge Mémoire)
Abel Braga barre la route à l'ancien Parisien Nosibor, sous les yeux de Philippe Col et de Dominique Bathenay (archives Rouge Mémoire)
Abel Braga barre la route de Nosibor dans la surface – l’arbitre sifflera obstruction -, sous les yeux de Philippe Col et de Dominique Bathenay (archives Rouge Mémoire)
Dominique Baratelli place sa défense (archives Rouge Mémoire)
Dominique Baratelli place sa défense sur le coup franc indirect qui s’en suivit (archives Rouge Mémoire)

Compte-rendu (presse rennaise) :

Paris S.-G. en 2ème mi-temps

Le rêve est passé…

Le Paris Saint-Germain est le plus fort. Les Rennais de Pierre Garcia sont partis de cet axiome, mais ils savaient aussi que la Coupe de France n’a souvent que faire des évidences. C’est même là le charme de cette compétition. Dans ce genre de confrontation, « le grand » n’est jamais tranquile, il a peur de manquer de temps pour exprimer sa supériorité et fasse ainsi les frais d’un exploit du « petit » , lequel se voit toujours dans la peau du David terrassant Goliath. Et en Coupe, les précédetns sont nombreux…

Ceci pour dire que Rennes est fermements decidé a jouer les trouble-fête. Le Paris-Saint-Germain est le plus fort sur le papier, mais il fallait qu’il en apporte la preuve aux Bretons sur le terrain. D’ailleurs, le début de la partie situa bien les prétentions rennaises. Les Parisiens eurent en effet à contenir diverses actions rondement menées par Saline (auteur d’une jolie tête dès la première minute), Izquierdo, très offensif et Llorens. remarquable de précision. Huck, Bathenay et autres Rocheteau ne voyaient pour ainsi dire pas le ballon. Ce n’était pas du goût de Boubacar et de Toko qui, à la 12ème minute, effectuèrent un petit une-deux de belle facture à l’approche des 18 mètres. Les Rennais, visiblement, ne s’y attendaient pas, surtout Steck, qui retint Boubacar par le maillot alors que le Parisien entrait dans la surface de réparation. Une faute dans les deux sens du terme, car le geste est, effectivement répréhensible, mais aussi inutile, car l’ex-Marseillais était en passe de perdre le ballon. Ce n’en était pas moins le pénalty. Vaast partit sur la droite, le cuir sur la gauche… le gardien stadiste était à terre et avait déjà une moue de dépit lorsqu’il s’aperçut que la balte avait roulé sur la ligne de corner et donc à l’extérieur de ses filets. La désolation se lut sur le visage de Bathenay, l’exécuteur, qui venait de faillir à sa tâche, tandis que ses coéquipiers se lamentaient. La série noire continuait depuis le 14 décembre, ils n’avaient pas marqué le moindre but, même contre Rennes, et sur pénalty…

Réaction rennaise

Les Sangerminois accusèrent normalement le coup, en redonnant par là même du coeur à l’ouvrage aux Rennais qui, sous l’impulsion de Llorens, repartirent à l’assaut. On nota ainsi les centres astucieux de Berlin (23′ et 27′) et les tentatives de Stéphan (16′), de Nosibor (37′), Saline (38′), qui n’inquiétèrent cependant pas réellement Baratelli. Les Bretons avaient quelque peu tendance à tergiverser en attaque, mais ils dominaient la rencontre par leur allant qui contrastait avec le jeu difficultueux des Parisiens.

Rocheteau, étroitement surveillé par Steck, continuait de s’empétrer dans ses dribbles; Bathenay ne se remettait pas du pénalty raté, Boubacar et Toko ne trouvaient pas la faille, seuls Huck et Renault (deux bons tirs aux 21′ et 43′ minutes) tiraient leur épingle du jeu. Si bien que la pause fut atteinte sur le score de 0 à 0.

La tête d’Abel

Et si l’on refaisait le coup de Laval de l’année dernière ? L’idée a dû traverser l’esprit des Rennais durant le quart d’heure de pause. Les Parisiens aussi y songèrent, c’est sans doute pourquoi ils sortirent de leur réserve en seconde période. Il allait maintenant falloir prendre des risques. Ils furent libérés cinq minutes après la reprise. Un coup franc fut alors accordé au Paris-Saint-Germain star l’aile droite. Huck le tira avec une étonnante précision sur la tête d’Abel, lequel catapulta littéralement le ballon dans la cage de Vaast. Un beau but qui changea la physionomie du match. En effet les Sangerminois retrouveront ensuite leur automatisme.

Rocheteau : le coup de grâce

Il y eut bien ce coup franc indirect dans la surface de réparation du Paris-Saint-Germain (obstruction d’Abel sur Nosibor), mais il ne donna rien. Les hommes de Peyroche, plus sûrs en défense, plus actifs en milieu, et plus fringant en attaque, prenaient progressivement le contrôle de la rencontre.

A la 62′ minute, Huck centrait sur Vaast qui voulut dégager au-dessus de la transversale, mais le ballon heurta la barre pour revenir en jeu dans les pieds de Rocheteau. L’ancien Stéphanois ne se fit pas prier. 2-0, c’en était fini pour le Stade Rennais qui, sans une belle parade de son gardien à la 70′ minute – sur un essai de Boubacar – allait au tapis pour la troisième fois. Il ne l’aurait pas mérité. Les Bretons brûlèrent leur dernière cartouche dans les cinq minutes qui précédèrent l’ultime coup de sifflet de M. Biguet. Zajakowski (85′), Stéphan (88′), RampilIon (89′), tirèrent successivement au but. Ce n’était que pour sauver l’honneur, mais Baratelli, intraitable, ne voulut rien entendre.

Le rêve rennais est ainsi passé…


Le stade :

Vue aérienne du stade de Venoix
Vue aérienne du stade de Venoix

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