Rennes – PSG 4-0, 06/05/95, Division 1 94-95

9495_Rennes_PSG_ValdoSamedi 06.05.1995, Championnat de France, Division 1, 35e journée (3e place) à Rennes, au Stade de la Route de Lorient :
STADE RENNAIS F.C. – PARIS ST-GERMAIN F.C.  4:0 (3:0)
– 15 931 spectateurs. Buts : Carteron, 15′, Grassi, 20′, Grassi, 37′ sur penalty ; P.-Y.André, 76′.
L’Équipe du PSG : Bernard Lama – Francis Llacer (Bernard Allou, 63′), Oumar Dieng, Ricardo Gomes, Patrick Colleter – Antoine Kombouaré, Daniel Bravo, Jean-Philippe Séchet (Paul Le Guen, 57′), Valdo Filho – Patric Mboma, David Ginola. Entraîneur : Luis Fernandez.
Avertissements à Patrick Colleter, Bernard Lama, Francis Llacer et Valdo Filho.


Maillot utilisé :

Réplique (modèle du commerce) maillot extérieur 1994-95, version manches courtes, collection http://maillotspsg.wordpress.com
Maillot extérieur 1994-95 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

9495_Rennes_PSG_Ginola
David Ginola tente de surnager dans ce véritable naufrage
9495_Rennes_PSG_Valdo
Valdo contrôle…

Compte-rendu (X. Cotentin, Paris GO) :

« Je-m’en-fichisme » ou « Je m’en-foutisme » n.m. (pl. Je-m’en-fichismes, Je-m’en-foutismes »). Attitude de qqn qui manifeste une indifférence totale à l’égard des évènements.

« PARIS SG – RENNES » : match de la 35ème journée où onze des vingt-deux protagonistes auront manifesté un « Je-m’en-foutisme » total à l’égard de leur club et de ses supporters. Voilà, en gros, le résumé que l’on pourrait faire de cette rencontre à sens unique et riche en buts. D’un côté, une formation bretonne qui aura fait honneur à sa région, qui aura régalé son public et assuré sa place dans l’élite; et de l’autre côté,une équipe parisienne totalement déconcentrée et déconcertante.

L’HUMILIATION

Si tout travail mérite salaire, une telle « prestation » ne peut mériter que sanctions et provoquer la colère des partisans du club de la Capitale. Colère teintée d’humiliation soi-dit en passant. Et à vrai dire, c’est ce sentiment qui est le plus embêtant. Car une défaite fait rarement plaisir, une telle correction alliée à un tel « sabordage » vous fait raser les murs ! Alors que faire ? On en pleure ou on en rit ?

15 931 spectateurs, un temps estival, des galettes aux saucisses à profusion, tout est fin prêt pour la venue des champions de France en titre. En titre seulement… il ne faut pas exagérer !

Pour ce déplacement en Ille-et-Vilaine, le coach parisien avait décidé de se passer des services de Vincent GUERIN, d’Alain ROCHE, de RAI et de George WEAH. La formule a souvent eu du bon, mais aussi connu des dérapages. Donc méfiance.

Le début du match est assez équilibré mais les quelques incursions rennaises indiquent clairement leur motivation. Malgré l’adversaire, du moins sa renommée, les trois points de la victoire sont une priorité. Ce sont d’ailleurs eux qui vont se montrer les plus mordants. On joue la quinzième minute, le STADE RENNAIS bénéficie d’un corner côté gauche. Jean-Christophe THOMAS enroule bien son ballon et Patrice CARTERON d’une jolie tête croisée ouvre le score. C’est plutôt mal parti pour les visiteurs mais il en faut plus pour s’avouer vaincu. Normalement. En effet, cinq minutes viennent de s’écouler et la Route de Lorient ne sait pas encore si elle vit un rêve ou la réalité. Le centre de THOMAS, lui, est bien réel et la reprise du gauche de Marco GRASSI, elle, lobe
bel et bien Bernard LAMA. Cela fait deux buts à zéro en vingt minutes et le contingent de supporters parisiens commence à se poser des questions sur la détermination de son équipe. En défense, cela ressemble à du gruyère et l’attaque semble plus perturbée par les courant d’air que par les défenseurs bretons, c’est dire…

LA CORRECTION

A la trente-sixième minute, Sylvain WITORD lance parfaitement Jocelyn GOURVENNEC dans l’axe, Antoine KOMBOUARE le déstabilise à l’entrée de la surface de réparation, pénalty. La rencontre prend des tournures hallucinantes ce qui n’a pas l’aie de gêner les hommes de Michel LE MILINAIRE et encore moins l’international helvète GRASSI qui prend à contre-pied le gardien de l’équipe de France pour un cinglant trois buts à zéro. Bon là, vous direz que cela sent vraiment le roussi et vous n’avez pas tort. Cependant, il reste quarante-cinq minutes et le football fait partie de ces sports où les retournements de situation sont parfois spectaculaires… même si c’est rare de remonter trois buts hors de ses bases. C’est donc avec le cœur empli de bonne volonté que les représentants de la Capitale reviennent sur la pelouse, tels de farouches anglo-saxons se jetant sur tous les ballons afin de laver l’affront de la première période. Euh, à vrai dire, pas tout à fait… Ce serait plutôt du style « j’ai un poil dans la main mais ça n’empêchera pas le chèque de tomber en fin demain ». Alors, évidemment, à ce petit jeu, les Rennais sont tranquilles.

On joue la cinquante-deuxième minute et comme si cela ne suffisait pas, Bernard LAMA s’en prend à Patrice CARTERON alors à terre. Carton jaune et bronca du public. S’il est un domaine où le PSG excelle danser match, c’est bel et bien celui des avertissements, cinq en cinquante minutes de jeu !

Devant les attaques sont toujours aussi timides même si David GINOLA essaie de tirer son épingle du jeu. A la cinquante-sixième minute puis à la soixante-quatrième, Luis FERNANDEZ fait rentrer Paul LE GUEN et Bernard ALLOU à la place de Jean-Philippe SECHET et Francis LLACER, et si l’équipe n’est pas encore aussi fringante qu’on l’espérait, le ballon a tendance à mieux tourner. Témoin cette jolie frappe de Daniel BRAVO bien stoppée par Pascal ROUSSEAU. Il n’empêche, Rennes évolue sur un nuage et c’est tout tranquille-ment que le jeune Pierre-Yves ANDRE, bien servi par JENSEN, trompe LAMA. Quatre buts à zéro, l’addition est salée mais méritée…

Deux minutes avant le coup de sifflet final, David GINOLA manque de faire taire ses détracteurs (le public l’a copieusement chahuté) en envoyant une belle frappe du droit. Malheureusement le poteau gauche supplée bien ROUSSEAU, l’échec est total. On a connu meilleure répétition avant une finale de Coupe de France.


Le stade :

Le stade de la Route de Lorient
Le stade de la Route de Lorient

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