Rennes – PSG 0-1, 01/10/83, Division 1 83-84

Jean-Marc Pilorget à la poursuite de Stopyra

Samedi 01.10.1983, Championnat de France, Division 1, 12e journée (4e place) à Rennes, au Stade de la Route de Lorient :
STADE RENNAIS F.C. – PARIS ST-GERMAIN F.C.  0:1 (0:1)
– 16 412 spectateurs. But : Dominique Rocheteau, 21′.
L’Équipe du PSG : Dominique Baratelli – Yannick Guillochon, Jean-Marc Pilorget, Dominique Bathenay, Franck Tanasi – Manuel Abreu, Pascal Zaremba, Luis Fernandez – Alain Couriol, Dominique Rocheteau, Safet Sušić. Entraîneur : Lucien Leduc.


Maillot utilisé (avec des liserés bleus et rouges sur les manches) :

Maillot domicile 1981-83 (collection MaillotsPSG)
Maillot domicile 1981-83 (collection MaillotsPSG)

Programme :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Dominique Bathenay et Dominique Rocheteau posant avec le Rennais Horsmann
Dominique Bathenay, Dominique Rocheteau et le Rennais Horsmann posent en souvenir de la finale de Coupe d’Europe Bayern – Saint-Etienne
Jean-Marc Pilorget à la poursuite de Stopyra
Jean-Marc Pilorget à la poursuite de Stopyra

Compte-rendu (L’Equipe) :

Un look à l’italienne

Ça l’amuse, le Paris-SG, forcément que ça l’amuse, quand on lui dit qu’il devient de plus en plus italien. Dans sa manière d’être. De préserver un résultat. Dans sa confiance en soi toute latine. Une équipe italienne presque plus vraie que nature. Avec maîtrise, sang-froid. quand ce n’est pas affaire de réalisme, et tutti quanti…

Ça l’amuse, parce que, dans seize jours, c’est la Jure qui vient au Parc. Et que, pour l’intant, c’est Paris qui sacrifie au culte du catenaccio, avec cette sixième victoire d’affilée (la quatrième de suite en Championnat) remportée à Rennes par un seul but d’écart. Bien plus qu’il n’en faudrait pour exorciser le « méchant » tirage au sort de vendredi. Si tel était nécessaire, ce qui reste à prouver.

Ça l’amuse surtout parce que dans la tête du Paris-SG, ce n’est pas encore la Juve qui fait salon, mais bien plutôt le Championnat qui s’offre de nouveau à lui depuis samedi soir, comme une exquise jeune fille. Quatre points de retard sur Bordeaux, c’est pas la mer à boire, n’est-ce pas? Surtout avec un calendrier plus favorable à l’horizon. Et, en prime, un Lemoult, international, resté sur Ie banc des remplaçants, et un Assad, qui va bientôt venir mettre la main à la pâte, puisqu’il effectuait, ce week-end, sa rentrée en Division III.

On n’en finirait donc pas de s’intéresser à ce nouveau « look » parisien, à peine terni par la répétition des multiples efforts consentis tout dernièrement, mais il ne faudrait tout de même pas croire que Ie déplacement de Rennes fut une simple partie de plaisir. Loin de là. Du moins pour ce qui est de la seconde période, plus proche de l’enfer que de la promenade.

A la mi-temps, pourtant, Rocheteau avait déjà ouvert le score depuis belle lurette, après s’être vu refuser un premier but pour hors jeu (19′). Et personne ne trouvait à redire cette avance justifiée. Un but curieux que celui de Dominique. Coup franc de Susic tout en diagonale aux vingt mètres. La tête de Pilorget au second poteau repoussée, puis celle de Zaremba, renvoyée à son tour par Bajeot, et enfin celle de Rocheteau. Que ceux qui ont vu Hiard dans tout cela lèvent la main!

Un à zéro, c’était logique, répétons-le, car Rennes n’avait pas mis longtemps à mesurer la différence des forces en présence, notamment au plan de l’organisation et de la technique, encore que les Bretons auraient très bien pu ouvrir le score après deux minutes de jeu seulement si Mazur, en excellente position, avait mis plus de conviction dans son tir croisé.

Le Paris-SG jouait à sa main. A dix à l’heure parfois. Mais c’était suffisant. D’autant plus que Susic accentuait peu à peu son récital. Un Susic magique et souverain comme un empereur romain, et qui allait sans doute réaliser sa pius brillante prestation, cette saison, à l’extérieur, au grand dommage du Stade Rennais.

Malheureusement pour Paris-SG, Susic allait manquer une balle de deux-zéro, qu’on n’aurait pas manqué de lui reprocher au besoin. On jouait la trente-quatrième minute et, sur un cadeau de Charrier, le Yougoslave hérita de l’aubaine. Mais Susic repique vers le centre et, un peu à bout de course, Ii ne put ajuster totalement Hiard, si bien qu’au prix d’une détente horizontale extraordinaire, le gardien breton put empêcher le ballon de rentrer dans ses filets.

La poisse bretonne

A deux à zéro, comme on dit, Il n’y aurait plus eu de match. Mais voilà, la lanterne rouge, qui avait donc réussi à limiter tes dégâts à la pause, revint sur le terrain avec une énergie du diable, et une détermination fantastique à forcer l’estime des plus récalcitrants.

Tant et si bien que les quarante-cinq dernières minutes se résumèrent à un pressing breton unilatéral, que seule la poisse (un je ne sais quoi de maléfique, de plaisanterie paienne bretonne) ne vint pas récompenser. A vous arracher les cheveux !

Voyons cela tir de Morin, « Papy » repousse. Stopyra rate à deux mètres (53′). Tir de Mazur à ras de terre. Faux rebond pour Baratelli. Et le ballon qui va tout de même au-dessus (60′). Même musique (70′). Et re-faux rebond devant les buts de Baratelli. Et ça ne rentre toujours pas. Et alors le comble, un boulet de Morin des vingt métres. Transversale, la balle qui rebondit sur la ligne, puis vers Charrier dont le tir est contré miraculeusement au dernier moment (72′).

De quoi se décourager, on vous dit. C’est pourtant la dernière chose que les Rennais doivent faire s’ils veulent s’en sortir. Et ils le peuvent.

Les joueurs :

Le roi Susic

D’abord et avant tout la grosse partie de SUSIC. Le Yougoslave survola de toute sa classe cette rencontre tout en contrastes. La seul reproche qu’on puisse lui faire, c’est d’avoir manqué cette balle de deux zéro, sinon c’était la perfection même. Avec lui, au Paris-SG on apprécia la grande solidité de le défense parisienne, qui, au plus fort de l’orage, garda tout son calme.

Cela est vrai pour la charnière BATHENAY-PILORGET, mais aussi pour GUILLOCHON, dont le retour en forme se vérifie chaque semaine un peu plus. En milieu de terrain, ZAREMBA, ABREU, FERNANDEZ, s’acquitteront assez bien dans leur tache ingrate de préserver le résultat, tandis que ROCHETEAU, en attaque, malgré un léger passage à vide en seconde mi-temps, démontra qu’il avait retrouvé toute se mobilité.

A Rennes, l’équipe était critiquable à la mi-temps, mals plus du tout à la fin pour s’être sorti les tripes comme elle l’a fait. (…)


Le stade :

Vue aérienne du stade de la Route de Lorient
Vue aérienne du stade de la Route de Lorient

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