Lens – PSG 1-1, 16/09/00, Division 1 00-01

Laurent Leroy semble cerné par les lensois

Samedi 16.09.2000, Championnat de France, Division 1, 8e journée (3e place) à Lens, au Stade Félix-Bollaert :
R.C. LENS – PARIS ST-GERMAIN F.C.  1:1 (0:0)
– 39 954 spectateurs. Buts : Diouf, 58′, Laurent Leroy, 62′.
L’Équipe du PSG : Lionel Letizi – Jimmy Algérino, Talal El-Karkouri, Éric Rabésandratana, Bernard Mendy – Stéphane Dalmat, Peter Luccin, Augustine Okocha (Ali Benarbia, 63′), Laurent Robert – Laurent Leroy (Igor Yanovski, 79′), Christian Corrêa. Entraîneur : Philippe Bergeroo.
Avertissements à Lionel Letizi et Bernard Mendy.
Expulsion : Bernard Mendy, 89′.


Maillot utilisé :

Maillot domicile 2000-01 (collection http://maillotspsg.wordpress.com)
Maillot domicile 2000-01 (collection MaillotsPSG)

Billet :

(collection La Mémoire du PSG)
(collection La Mémoire du PSG)

Photos du match :

Laurent Leroy semble cerné par les lensois
Laurent Leroy semble cerné par les lensois. Il parviendra tout de même à égaliser…

Compte-rendu (Thibaut, PSGMAG.net) :

Pour son quatrième match de la saison à l’extérieur, le PSG se déplaçait ce soir à Lens. On attendait beaucoup de ce choc entre le troisième et le second du Championnat et le moins que l’on puisse dire est que l’on n’a pas été déçu. Le match fut animé, disputé et les deux équipes se livrèrent sans retenue devant près de 40 000 spectateurs et les caméras de Canal +. Le Racing Club de Lens avait à cœur de se racheter après sa déconvenue lyonnaise et de s’étalonner face au grand PSG. Celui – ci, quant à lui, avait beaucoup à se faire pardonner après sa triste prestation en Norvège cette semaine. « Combativité, récupération du ballon », tels étaient les mots d’ordre de Philippe Bergeroo avant le début du match, bien relayés par ses joueurs. Stéphane Dalmat allant jusqu’à dire qu’il fallait « se mettre le cul par terre ». Premières informations du match : Frédéric Déhu et Nicolas Anelka ne sont pas dans le groupe. Le premier se ressent d’une douleur aux adducteurs alors que le second souffre d’une cheville. Éric Rabesandratana fait son retour au sein de la défense et sera donc épaulé par Talal pas très à son aise mercredi dernier. Sur le côté gauche, c’est Distin qui fait les frais du non – match du milieu de semaine pour laisser la place à Bernard Mendy !

LENS IMPRIME UN RYTHME A LA RENCONTRE, LETIZI VEILLE…

Le match commence fort, sans temps mort. Alors que Laurent Leroy exerce un pressing de tous les instants sur l’arrière – garde lensoise, la première occasion est à mettre au crédit du Racing. Sur une perte de balle d’Okocha dans son camp, c’est Philippe Brunel qui s’avance et qui frappe, le ballon longeant le cadre de Lionel Letizi (2ème). Puis c’est au tour de Jocelyn Blanchard de se mettre en évidence par une frappe à ras de terre n’inquiétant pas le portier parisien. Néanmoins, les Lensois s’installent dans le camp parisien et les supporters du PSG s’apprêtent à vivre une soirée difficile. Ils vont même trembler lorsque Pierre – Fanfan, à la lutte avec Talal, viendra mettre sa tête sur un corner, obligeant Lionel Letizi à sortir le grand jeu (7ème). Une première analyse s’impose : Luccin se retrouve souvent tout seul au milieu de terrain et ne peut tenir en échec à lui tout seul le milieu lensois. Sous une pluie battante, les Sangs et Or continuent d’imprimer leur rythme sur la rencontre, forçant les Parisiens à la faute. C’est Bernard Mendy qui récoltera le premier carton jaune du match, pour une charge un peu trop appuyée (11ème). C’est ensuite au tour de Talal de provoquer un coup – franc en faveur de Lens. Celui – ci, très bien tiré, arrive sur la tête de Coly, qui dévie pour Diouf, mais sa reprise de la tête à bout – portant est stoppée sur sa ligne par Letizi, grâce à un bon réflexe (13ème)…. Le gardien du PSG est en forme internationale ce soir.

PARIS RÉAGIT EN FIN DE MI – TEMPS, MAIS PAS D’OCCASION

Une minute plus tard, nous assistons enfin à la première occasion parisienne avec cette frappe d’Okocha à ras de terre. Hors cadre (24ème). A la 21ème minute, Diouf s’envole sur le côté gauche : Letizi va à sa rencontre et commet la faute. Tout le monde croit au rouge pour le gardien, mais il ne récoltera qu’un carton jaune, Rabesandratana, posté sur la ligne, faisant office de dernier défenseur. Le match s’anime, il devient même haché par moments. Blanchard s’illustre sur un coup – franc de loin passant au – dessus de la transversale (27ème) et à la trentième minute, c’est Laurent Leroy, sur une passe superbe de Dalmat qui ne cadre pas sa frappe. Qu’à cela ne tienne, les Parisiens rentrent dans le match, se font plus pressants et posent de plus en plus de problème à la défense lensoise. Corner de Robert (35ème), tête de Rabesandratana qui ne donne rien. En cette fin de première mi – temps, les Parisiens ont le ballon. Mention spéciale pour Algerino qui est le joueur qui en touche le plus. La dernière occasion sera parisienne : Robert, sur son côté gauche, adresse une merveille de centre à Christian dont la tête passe au – dessus des cages de Guillaume Warmuz (45ème). C’est le moment choisi par l’arbitre pour inviter les joueurs à rentrer aux vestiaires. Le retour est animé : alors interrogé par Laurent Paganelli, Cyril Rool gratifiera les téléspectateurs d’un « enculé ! » à l’égard de Talal devant la caméra de Canal +. Mais que venait faire Talal ici ?

CLAQUETTES DE LETIZI, OCCASION DE LEROY, BUT LENSOIS

La deuxième mi – temps débute à 18 heures. Il ne pleut plus, mais il fait frais. Courbis a d’ailleurs revêtu le blouson d’hiver au pays des pingouins. Les premières minutes ne donnent pas trop l’occasion de s’enflammer. On en profite pour s’intéresser au match des supporters. Encore une fois, les Parisiens se font entendre mais ne peuvent rien face à la fanfare nordiste qui reprend des titres aussi prestigieux que « Si tu vas à Rio » ou « Thierry La Fronde ». La fronde viendra de Rool sur le côté gauche qui centre au millimètre pour Moreira, aux six mètres. Celui – ci ajuste alors Letizi de la tête, mais ce dernier nous sort une claquette dont il a le secret (53ème). Deux minutes plus tard, Bernard Mendy lance une contre – attaque qui aurait pu être l’un des tournants du match : de son propre camp, il va récupérer la balle puis nous offrir une envolée magistrale pour lancer Leroy à l’entrée de la surface adverse. Celui – ci se retrouve seul face à Warmuz, le lobe mais ne marque pas, le ballon passant à quelques centimètres à gauche du but (55ème). Comme souvent dans ces cas – là, les occasions manquées se payent cash. Brunel, à l’entré de la surface se joue de Jimmy Algerino, centre pour Diouf qui trompe Letizi (1-0, 57ème). Mendy, certainement fatigué par sa longue course arrivant trop tard pour contrer l’attaquant lensois. Décidément, le PSG est condamné à encaisser au moins un but par rencontre…

LEROY ÉGALISE, MAIS LE PSG PERD TROP VITE LE BALLON

Heureusement, les joueurs parisiens vont tout de suite repartir à l’attaque. Dalmat déborde sur la droite, centre pour Christian qui frappe au but… Au – dessus (59ème). Robert, tout seul au second poteau montre alors des signes d’énervement. Les Lensois, eux, sont sur un petit nuage. Les supporters chantent : « mais ils sont où, mais ils sont où, mais ils sont où les Parisiens ». Les Parisiens sont dans le camp adverse avec Robert sur le côté gauche, qui centre au second poteau pour Christian, dont la remise de la tête trouve un Laurent Leroy démarqué qui peut tromper Warmuz (1-1, 62ème). Les premiers changements ont lieu : côté parisien, c’est Benarbia qui rentre à la place d’Okocha. Les Lensois réagissent timidement. Brunel, encore lui, trouve à nouveau l’ouverture sur le côté gauche mais sa frappe est déviée des pieds par Letizi (67ème). Algerino semble de plus en plus fatigué mais se bat de toutes ses forces. De l’autre côté, Mendy accuse également le coup et commet beaucoup de fautes. Sur l’une d’entre elle, Rool cadrera son coup – franc, mais la main ferme de Letizi repoussera le danger (70ème). Les Parisiens retournent dans leurs travers : ils perdent de plus en plus de ballons au milieu. Moreira se régale, s’enfonce dans la défense parisienne, frappe à ras de terre mais ça passe à droite (78ème).

LETIZI MÉDAILLÉ D’OR, LEROY D’ARGENT ET RABE DE BRONZE

Ca va d’un but à l’autre et c’est Christian qui a, quelques secondes plus tard, l’occasion de tuer le match, mais sa frappe enroulée passe à gauche des buts de Warmuz. C’est le moment choisi par Bergeroo pour faire entrer son guerrier de l’Oural, notre Tsar Igor Yanovski à la place du buteur Leroy, Robert passant en attaque. Tout de suite, le jeu parisien s’équilibre grâce au travail de récupération de Luccin et d’Igor désormais. Un coup franc de Rool aux trente mètres ne donnera rien (81ème). 88ème de jeu et second carton jaune pour Mendy qui doit sortir du terrain. C’est le premier joueur expulsé cette saison au PSG. Il faut désormais tenir le score et faire montre de solidarité et de combativité. C’est ce que feront les joueurs parisiens. Le PSG ramène donc de son voyage dans le Nord un nul bienvenu. A l’heure olympique, permettez – moi de décerner la médaille d’or à Lionel Letizi (parades fantastiques, sérénité), la médaille d’argent à Laurent Leroy (combativité, agressivité dans le bon sens du terme, sens du but et du sacrifice) et le bronze à Rabesandratana (pour avoir fait son retour).


Le stade :

Le stade Bollaert
Le stade Bollaert

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